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A la Bourse de Madrid, le 21 novembre 2011 (Photo : Pierre-Philippe Marcou)

[28/11/2011 08:28:05] PARIS (AFP) Les Bourses européennes commençaient la semaine en nette hausse lundi, dopées par des informations de presse sur un éventuel plan d’aide du Fonds monétaire international (FMI) à l’Italie, pourtant démenties par l’organisation de Washington.

A l’ouverture, la Bourse de Paris progressait de 1,18%, Francfort de 1,53%, Londres de 0,74%, Madrid de 1,5%, Milan de 1,44%.

En Asie, les places financières étaient également orientées dans le vert, notamment la Bourse de Tokyo qui a terminé la séance de lundi sur une hausse de 1,56%.

“Les informations sur une aide massive du FMI à l’Italie redonnent de l’espoir aux investisseurs”, a commenté un analyste parisien sous couvert d’anonymat.

Selon le quotidien italien La Stampa, le Fonds pourrait débloquer entre 400 et 600 milliards d’euros, ce qui permettrait à la péninsule de disposer d’une fenêtre de 12 à 18 mois pour mettre en place des réductions budgétaires et des réformes économiques.

Le FMI a toutefois démenti mener une quelconque discussion avec les autorités italiennes sur ce sujet.

En attendant, l’aggravation rapide de la crise de la dette dans la zone euro menace les notes de solvabilité de tous les Etats européens, a averti l’agence d’évaluation financière Moody’s Investors Service.

Dernier pays visé, la Belgique a été sanctionnée vendredi par Standard and Poor’s en raison de son endettement conséquent et de la crise politique qui s’éternise dans le pays.

Dans ce contexte tendu, certains pays notés triple A font pression pour que l’Allemagne infléchisse sa position sur le rôle de la Banque centrale européenne (BCE).

La Finlande a de nouveau ouvert la porte à une intervention plus poussée de l’institution de Francfort et l’Autriche s’est déclarée en faveur de la création d’euro-obligations.

Dans l’immédiat, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy n’envisagent que la mise en oeuvre d’un nouveau pacte de stabilité limité à quelques pays de la zone euro, selon des informations de presse.