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à Lisbonne le 2 novembre 2011 (Photo : Patricia de Melo Moreira)

[14/11/2011 15:33:40] LISBONNE (AFP) Le Produit intérieur brut (PIB) du Portugal s’est contracté de 0,4% au troisième trimestre, après avoir reculé de 0,1% au trimestre précédent, selon une estimation provisoire publiée lundi par l’Institut national des statistiques (Ine).

Par rapport au troisième trimestre 2010, l’économie portugaise a reculé de 1,7%, a précisé l’Ine. Au deuxième trimestre, le PIB s’était contracté de 1% sur un an.

“La diminution plus intense du PIB sur un an au troisième trimestre est surtout le résultat du ralentissement des exportations, qui ont tout de même maintenu une croissance élevée, et d’une réduction plus significative de l’investissement”, a expliqué l’Ine dans un communiqué.

La consommation des ménages a conservé la même tendance d’un “recul accentué”, a ajouté l’office des statistiques sans plus de détails.

Sur l’ensemble de cette année, le PIB portugais devrait reculer de 1,9%, selon les estimations du gouvernement et de la Commission européenne, après une croissance de 1,4% en 2010.

Actuellement sous assistance financière de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, le Portugal doit faire d’importantes économies budgétaires et devrait connaître l’an prochain une récession de 2,8% d’après le gouvernement et de 3% selon Bruxelles.

Le pays devrait toutefois renouer avec la croissance en 2013, à +1,1% du PIB selon la Commission européenne.

“Les indicateurs montrent très clairement, y compris ceux qui ont été publiés aujourd’hui (lundi), qu’à l’avenir la récession s’approfondira et le chômage augmentera”, a réagi le ministre portugais de l’Economie Alvaro Santos Pereira.

Interrogé par les journalistes à l’issue d’une audition parlementaire sur le budget 2012, qui prévoit de nouvelles mesures d’une rigueur sans précédent, M. Santos Pereira a affirmé que les sacrifices exigés aux Portugais étaient “essentiels” car “sans redressement budgétaire il n’y aura pas de croissance”.

“Nous sommes extrêmement endettés et ces ajustements sont absolument nécessaires, mais c’est normal que cela se reflète sur la consommation intérieure de façon très significative”, a-t-il expliqué.

Le ministre a affirmé que “2012 sera l’année du début de la fin de la crise”, tout en reconnaissant que la relance au Portugal dépendra de l’évolution de l’économie internationale.