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| âtiment historique de la Bourse de Paris (Photo : Stéphane de Sakutin) |
[16/11/2009 17:36:11] PARIS (AFP) La Bourse de Paris a terminé la séance de lundi en nette hausse (+1,50%), dopée par des statistiques américaines considérées comme encourageantes notamment grâce à des chiffres favorables dans le secteur automobile et par une bonne tenue de Wall Street.
A la clôture, l’indice vedette s’adjugeait 57,15 points pour terminer à 3.863,16 points dans un volume d’échanges limité avec quelque 3 milliards d’euros de transactions.
Sur les autres grandes places boursières européennes la tendance était également largement positive: la Bourse de Londres a affiché son plus haut niveau en clôture depuis un an gagnant 1,63%. A Francfort, l’indice Dax a progressé de 2,07%. L’eurostoxx 50 a gagné 1,50% à 2.926,15 points.
“Le marché est à la limite de l’euphorie et s’est notamment appuyé sur le rebond des ventes de détail aux Etats-Unis qui montre un redressement des ventes d’automobiles outre-atlantique après des mois de crise” a expliqué un vendeur d’actions parisien Yves Marçais chez Global Equities.
Les ventes de détail aux Etats-Unis ont rebondi fortement en octobre, tirées par le secteur automobile, sans pour autant réussir à effacer leur recul du mois précédent. Elles ont progressé de 1,4% par rapport à septembre, alors que les analystes attendaient +0,9%.
Le secteur automobile était à la fête avec Peugeot et Renault gagnant respectivement 4,48% à 25,44 euros et 3,16% à 33,64 euros.
ArcelorMittal qui dépend largement des commandes des constructeurs automobiles a profité de la bonne tenue des valeurs auto et a progressé de 4,27% à 26,01 euros. Dans le sillage Michelin a gagné 3,56% à 55,82 euros.
EADS affichait également une belle performance s’adjugeant 4,52% à 13,75 euros. Le groupe a fait état d’une perte nette de 87 millions d’euros au troisième trimestre 2009, contre un bénéfice de 679 millions un an plus tôt mais “a aussi annoncé ces derniers jours plusieurs contrats qui ont permis de faire passer la pilule de ces mauvais résultats”, a expliqué M. Marçais.
Vivendi a eu le triste privilège d’afficher la plus forte baisse du CAC 40 cédant 2,57% à 19,30 euros. Le marché a sanctionné le prix payé par le groupe français pour acquérir l’opérateur brésilien GVT, qu’il a jugé beaucoup trop élevé.



