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Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, le 13 décembre 2007 à Paris (Photo : Olivier Laban-Mattei)

[02/02/2008 21:57:41] PARIS (AFP) Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, juge une solution amicale “préférable à un raid hostile”, à propos du souhait de BNP Paribas de racheter sa rivale Société Générale, fragilisée par l’affaire du trader qui lui a fait perdre près de cinq milliards d’euros.

“Il appartient à la Société Générale de se déterminer sur son avenir. Doit-elle sortir de la crise seule, ou en s’alliant à un autre établissement bancaire?”, déclare M. Guéant dans un entretien à paraître dimanche dans Le Parisien et Aujourd’hui en France.

Pour le secrétaire général de l’Elysée, “c’est au conseil d’administration de la Société Générale de se déterminer. C’est aussi au marché de lui donner des indications”, car “nous sommes dans un système ouvert, libéral”.

“Pour les pouvoirs publics, une chose est certaine: une solution amicale serait bien préférable à un raid hostile qui serait lancé par quelque établissement financier que ce soit”.

BNP Paribas a reconnu jeudi qu’elle travaillait à un rachat de Société Générale, un scénario qui a les faveurs du gouvernement s’il permet d’éviter un raid étranger.

S’agissant de la crise à la Société Générale, M. Guéant estime que le président Nicolas Sarkozy “a été prévenu avec un retard qui n’est pas normal” sur cette affaire.

Il se montre toutefois rassurant sur l’avenir de cette banque, soulignant que “les clients de la Société générale n’ont pas de souci à se faire”. “La Société Générale présente des comptes encore bénéficiaires” en dépit de ces pertes et “elle a entamé une recapitalisation garantie par d’autres grandes banques internationales, au niveau de 5 milliards”, souligne M. Guéant.

Interrogé sur le sort du président de la banque Daniel Bouton, il répond que c’est “à lui de gérer sa conscience”. “Il appartient à la Société Générale de sortir de la crise dans les meilleures conditions. C’est cela qui importe aux autorités françaises plus que le sort de M. Bouton”.

M. Guéant confirme en outre la présentation au Parlement, au printemps, d’une “loi de modernisation de l’économie” où seront “incluses des dispositions sur les stocks-options”.

“Le président considère qu’une entreprise c’est à la fois du capital et des hommes et des femmes qui travaillent au service de cette entreprise. Il n’est pas normal que seuls quelques uns dans l’entreprise bénéficient de stocks-options”, ajoute-t-il.

 02/02/2008 21:57:41 – © 2008 AFP