Café : l’Ethiopie et la société Starbucks sont parvenues à un accord

 
 
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Un employé nettoie l’enseigne d’une franchise Starbucks à Pékin, le 2 janvier 2006 (Photo : Frederic J. Brown)

[21/06/2007 07:15:43] ADDIS ABEBA (AFP) Le géant américain de la distribution de café Starbucks et le gouvernement éthiopien sont parvenus à un accord sur l’attribution d’un label d’espèces uniques de café éthiopien, mettant fin au litige entre les deux parties, indique un communiqué éthiopien.

L’Ethiopie, premier producteur de café d’Afrique, se bat pour la reconnaissance aux Etats-Unis de la propriété intellectuelle sur trois variétés caféières uniques (Sidamo, Harar et Yigacheffe) et accusait Starbucks d’agir contre les producteurs éthiopiens.

“L’accord représente un bond en avant pour l’Ethiopie dans ses efforts pour enregistrer et promouvoir ses spécialités de café nommément dans le monde”, selon un communiqué mercredi soir par le Bureau éthiopien de la propriété intellectuelle (EIPO).

L’accord, “signé à Washington après un mois de négociations” prévoit que “Starbucks vende un certain nombre de spécialités caféières éthiopiennes (…) de manière à protéger les bénéfices de l’Ethiopie”, ajoute le texte.

“Quinze compagnies caféières internationales, dont Starbucks, ont désormais signé un accord sur la propriété intellectuelle (de cafés) avec l’Ethiopie”, note l’EIPO sans donner plus de détails sur les clauses de cet accord.

L’objectif de cette procédure “est d’aider le secteur caféier éthiopiens, y compris les producteurs et leurs coopératives à gagner davantage grâce à un label attribué aux cafés (…)” et à augmenter le prix pour les meilleurs cafés, selon la même source.

La crise entre l’Ethiopie et Starbucks a commencé en octobre 2006.

L’Afrique de l’Est ne représente que 6% des approvisionnements de Starbucks, qui souhaite doubler cette quantité dans les deux ans.

L’Ethiopie a réussi à faire reconnaître ses marques (Sidamo, Yirgacheffe et Harar) dans une trentaine de pays, dont le Canada, le Japon et l’Europe.

Starbucks estime qu’un système de certification des cafés éthiopiens, qui garantit l’origine et le terroir du produit, serait plus adapté et bénéficierait davantage aux producteurs locaux.

 21/06/2007 07:15:43 – © 2007 AFP