Noël : l’e-commerce sur le pied de guerre pour accueillir la vague de clients

 
 
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Une personne consulte un site internet avant d’acheter en ligne avec une carte bancaire (Photo : Denis Charlet)

[04/12/2006 10:01:53] PARIS (AFP) Afin d’éviter les files d’attente et de trouver la perle rare au meilleur prix, bon nombre de Français vont se tourner vers internet pour acheter leurs cadeaux de Noël, une ruée qui force les cyber-marchands à muscler leur offre et parfaire la logistique.

Cette année, 60% des consommateurs vont faire au moins un achat sur la toile pour les fêtes de fin d’année, selon le cabinet Deloitte. La Fédération de la vente à distance estime que les internautes vont dépenser près de 2 milliards d’euros pendant cette période, contre 1,7 milliard l’an dernier.

“Sur internet, la high tech est de très, très loin le secteur phare à Noël, mais cette année on peut constater une entrée importante du prêt-à-porter et de la cosmétique”, souligne Germain Bos, directeur général du spécialiste de marketing TradeDoubler.

Cette année, les internautes n’ont commencé à dénicher les cadeaux que fin novembre, mais les grands sites internet marchands sont prêts depuis des mois à cette période cruciale qui représente plus du quart de leurs ventes annuelles.

“Il y a un pic pendant les fêtes de fin d’année. Le trafic et le chiffre d’affaires augmentent de 50 à 100% entre le 20 novembre et fin décembre”, explique Aymeric Chotard, PDG du site 2xMoinsCher.com.

Dès juillet, amazon.fr a loué un entrepôt supplémentaire de 10.000 m2 et renforcé son personnel pour faire face à cette période. “Nous avons optimisé l’organisation avec La Poste pour nous assurer des livraisons à des dates de commandes tardives”, explique Xavier Garambois, directeur général du site en France.

“On ne peut pas se permettre d’avoir des problèmes techniques pendant cette période”, ajoute Pierre Kosciusko-Morizet, patron de “priceminister.com”.

Pour éviter les embouteillages en ligne et maintenir la fluidité des affichages, les sites ont ainsi augmenté la capacité de leurs terminaux.

Les commerçants ratissent large pour capter un maximum de clients. La Redoute propose ainsi sur son site des produits qu’elle n’a pas l’habitude de vendre, comme les CD, DVD et même des séjours.

Certains magasins classiques se sont aussi lancés, notamment le spécialiste du jeu vidéo Micromania (250 magasins), qui a lancé un site internet en novembre et mise sur les fêtes pour en faire son plus grand point de vente.

Les spécialistes du jouet se montrent plus sceptiques. Le géant Toys “R” Us n’a pas de site marchand, pas plus que la Grande Récré. “Internet reste un business saisonnier dans lequel nous ne souhaitons pas nous lancer. Nous préférons investir dans nos magasins, créer de nouveaux points de vente”, fait valoir Franck Mathais, directeur de communication pour la Grande Récré.

Leur concurrent Joué Club, qui réalise 5% de son chiffre d’affaires sur le net, se montre plus ouvert. “Les ventes sur internet explosent. L’année dernière en novembre, on avait 3.600 commandes effectuées via la toile et 15.000 à 25.000 connexions par jour. Cette année, c’est le double, tant pour les commandes que pour les connexions”, dit Jacquie Pellieux, PDG de Joué Club.

Le commerce en ligne fait de plus en plus d’adeptes en France, grâce à l’internet haut débit. Le fait que les produits vendus sur internet sont souvent meilleur marché que dans les magasins contribue aussi à ce succès.

Selon une enquête réalisée par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, 61% des cyber-consommateurs estiment que les prix sont plus compétitifs sur la toile.

 04/12/2006 10:01:53 – © 2006 AFP