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Des visiteurs regardent des courtiers à la Bourse de New York, le 18 octobre 2006 (Photo : Mario Tama)

[11/11/2006 14:11:21] NEW YORK (AFP) Peu chamboulée par la victoire des démocrates aux élections, Wall Street devrait profiter de l’éclaircissement du paysage politique pour revenir la semaine prochaine à ses inquiétudes habituelles sur la croissance économique et tenter de jauger le niveau de la consommation avant les fêtes.

Lors de la semaine écoulée, l’indice des 30 valeurs vedettes, le Dow Jones Industrial Average (DJIA), a pris 1,01% terminant vendredi à 12.108,43 points.

L’indice composite du Nasdaq a lui gagné 2,53% par rapport à vendredi dernier, clôturant à 2.389,72 points.

L’indice élargi Standard and Poor’s 500 (SP 500) a avancé dans le même temps de 1,22%, à 1.380,90 points.

Sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 4,586% contre 4,715% vendredi dernier, et celui du bon à 30 ans à 4,692% contre 4,811%.

Contrairement à certaines craintes, la victoire des démocrates aux élections parlementaires américaines n’a pas provoqué de recul du marché. La Bourse termine même la semaine en hausse, les investisseurs se félicitant du blocage politique qui devrait découler de l’opposition entre les branches exécutive et législative du pouvoir politique à Washington.

“L’information indéniablement positive, c’est que les élections sont terminées”, s’est félicité Ethan Harris, analyste chez Lehman Brothers.

Selon M. Harris, un blocage politique pourrait être positif à court terme pour le marché, “car l’hypothèse est qu’un gouvernement actif ferait plus de mal que de bien”, mais serait préjudiciable à plus long terme.

“Le marché se focalise sur le court terme”, a toutefois rappelé Marc Pado, analyste chez Cantor Fitzgerald.

Du coup, “le ton du marché devrait revenir à +business as usual+ (les affaires comme d’habitude, ndlr) la semaine prochaine”, a pronostiqué l’analyste de Global Insight Brian Bethune.

Le calendrier macro-économique sera particulièrement chargé avec des chiffres sur l’inflation (indice des prix à la production, mardi, et à la consommation, jeudi), sur la consommation (ventes de détail, mardi), la croissance économique (production industrielle et indice manufacturier de la Fed de Philadelphie jeudi) et sur l’immobilier (mises en chantier de logements).

“Actuellement, la psychologie du marché est que l’économie va continuer à croître mais à un rythme plus faible, qu’il va y avoir un atterrissage très lisse et agréable puis une redémarrage un peu plus tard”, a indiqué Marc Pado.

“Je pense que c’est un scénario probable mais que cela ne se passera pas forcément sans à-coups”, a-t-il poursuivi.

“Donc, attention aux secousses, on ne va pas avoir des données économiques parfaites”, a estimé l’analyste.

Selon M. Pado, les ventes de détail pourraient par exemple se révéler très décevantes, surtout à l’approche de la saison des achats de fin d’année.

La saison des fêtes joue en effet chaque année un rôle de catalyseur majeur pour la Bourse qui cherche à savoir si la consommation américaine reste aussi solide que par le passé.

“Nous allons regarder la saison des fêtes comme un match de football”, a ainsi plaisanté Marc Pado.

Les analystes tablent sur un recul des ventes de détail de 0,4% en octobre, comme au mois précédent, plombés par le recul des ventes de voiture et du prix de l’essence.

En excluant ces deux secteurs, les ventes de détail devraient cependant faire état “de la bonne santé de la consommation” américaine, ont estimé les analystes de Lehman Brothers.

 11/11/2006 14:11:21 – © 2006 AFP