Le chômage a fortement baissé en mars (-1,3%)

Par : Autres

 

Le chômage a fortement
baissé en mars (-1,3%)

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Le chômage en France

Le chômage a fortement baissé de 1,3% en mars,
avec un taux de chômage désormais fixé à 9,5% (-0,1 point) qui encourage le
ministre de l’Emploi Jean-Louis Borloo à envisager son passage sous la barre
des 9% à la fin 2006.

 

Publiée vendredi, la baisse enregistrée en mars
dans la catégorie 1 des demandeurs d’emploi, qui sert de baromètre officiel,
est la diminution mensuelle “la plus élevée depuis janvier 2001”, a-t-on
précisé au ministère de l’Emploi. Sur un an, le recul est de 7,5%.

 

Cette évolution encourage le ministre de
l’Emploi Jean-Louis Borloo a juger envisageable un taux de chômage au sens
du BIT sous la barre des 9% à la fin de l’année 2006. “On sera dans le
cercle vertueux à partir de 8,9%, c’est à mon avis un seuil psychologique
important”, a-t-il commenté devant des journalistes.

 

Dans sa dernière note de conjoncture
trimestrielle, en mars, l’Insee tablait sur un taux de 9,2% à la mi-2006.

 

Pour l’heure, la baisse de mars a profité à
quasiment toutes les catégories de demandeurs d’emploi, à l’exception des
chômeurs de très longue durée (3 ans ou plus, + 0,2%).

 

Le recul est particulièrement marqué (-1,7%)
chez les jeunes de moins de 25 ans, mis au premier plan de l’actualité
durant les longues semaines de conflit contre le CPE (contrat première
embauche) et finalement abrogé par le gouvernement.

 

Les entrées à l’Anpe consécutives à un
licenciement économique sont en baisse de 3,2%, alors que celles faisant
suite à un autre motif de licenciement progressent dans les mêmes
proportions (+ 3,3%). Une étude du ministère du Travail (Dares) a récemment
souligné l’augmentation persistante des licenciements pour motif personnel.

 

De quoi alimenter la polémique sur le contrat
nouvelles embauches (CNE), le “grand frère” du défunt CPE, dont plusieurs
plaintes aux prudhommes ont révélé les abus en matière de licenciement et
dont les détracteurs assurent qu’il se substitue essentiellement à des CDI
classiques et des CDD, sans créer beaucoup d’emplois.

 

Selon Jean-Louis Borloo, ce contrat à durée
indéterminée réservé aux entreprises de 20 salariés maximum et qui autorise
un licenciement sans justification au cours des deux premières années, a
toutefois “vraiment un effet favorable à l’embauche dans les toutes petites
entreprises”.

 

“11% des recrutements des entreprises de moins
de 20 salariés se font en CNE”, a-t-il assuré, indiquant qu’une étude
conjointe de la Dares et de l’Insee sur ce contrat serait publiée “dans six
à huit semaines”.

 

Mais pour le ministère, “l’évolution positive
de l’emploi depuis 2005 coïncide” surtout “avec la montée en puissance du
Plan de Cohésion sociale”. Dans un bilan d’étape, il a ainsi souligné la
montée en puissance de l’apprentissage (+6,3% au 1er trimestre 2006; soit
382.000 apprentis fin mars), des contrats aidés et surtout des emplois de
service, qui “vont exploser”, assure Jean-Louis Borloo.

 

Les esprits critiques ne manqueront pas relever
la hausse des radiations administratives enregistrées en mars: elles
s’établissent à 40.974, soit 8.759 de plus qu’un mois auparavant, et en
hausse de 9,9% sur les trois derniers mois par rapport aux mêmes trois mois
de l’année précédente… Au risque d’agacer fortement le ministre, pour qui
elles correspondent majoritairement à “de simples régularisations” de
demandeurs d’emploi n’ayant pas signalé à l’Anpe qu’ils avaient retrouvé un
travail.

 

 

© AFP 2006