Les
opérateurs du secteur des TIC en Tunisie ont attendu avec intérêt le
discours du 7 Novembre, discours dans lequel le président de la République a
exposé la stratégie de la Tunisie pour l’année 2006.
Concernant le secteur des technologies de l’information et de la
communication, 3 mesures ont été annoncées:
1- Elaboration d’une loi-cadre d’orientation sur les activités liées à
l’instauration et à la promotion de l’économie immatérielle en tirant profit
des expériences réussies dans ce domaine. Il s’agit de mettre en place une
stratégie globale pour les TIC, plutôt que de prendre des mesures
ponctuelles.
2- Révision des attributions de l’ATI (Agence tunisienne d’Internet) dans le
sens d’une plus grande participation du secteur privé. Il s’agit en fait
d’accorder aux FSI privés la possibilité de négocier l’achat de la bande
passante internationale auprès de fournisseurs étrangers. Cette mesure
devrait permettre des économies sur les coûts d’achats, une amélioration
sensible des débits et probablement des baisses des coûts pour les usagers.
Toutefois, le passage technique par l’ATI demeure toujours en vigueur. Cette
mesure va donc dans le sens souhaité par les grands FSI.
3- Distribution, chaque année aux lauréats parmi les élèves et étudiants de
l’enseignement supérieur, de 2.000 ordinateurs portables.
Cette mesure complète la stratégie du gouvernement concernant le PC familial
et la distribution chaque année de 5.000 PC aux familles nécessiteuses. Il
s’agit de démocratiser les TIC et de faire adhérer la société tunisienne aux
nouvelles technologies.
A travers ce discours, on relève l’intérêt de la Tunisie pour les TIC comme
un choix de société et comme un vecteur économique de développement
irréversible.
Il faut maintenant attendre les décrets d’application qui pourront relancer
un secteur en crise faute de projets. Une équation difficile à résoudre, car
l’acheteur public a opté pour l’optimisation des achats, alors que les TIC
riment avec qualité et complexité.