Les femmes occupent seulement 30,5 % des postes de management dans le monde, selon les chiffres de l’Organisation internationale du travail (OIT) rapportés le 3 novembre 2026. Malgré les progrès de leur niveau d’éducation, leur accès aux fonctions de direction évolue lentement. Un décalage qui interroge les politiques de promotion des entreprises.

Une progression limitée en trente ans

Le constat est sans équivoque : moins d’un poste de management sur trois est occupé par une femme à l’échelle mondiale. Selon l’OIT, cette proportion atteignait environ 24 % il y a trente ans.

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La progression représente donc approximativement 6,5 points de pourcentage sur trois décennies, un rythme modeste au regard des avancées éducatives enregistrées par les femmes.

Le rapport Women in Business and Management: Scaling Success s’appuie notamment sur une enquête réalisée en 2025 auprès de 11 957 entreprises dans 99 pays. La proportion mondiale de femmes managers provient, elle, des estimations statistiques de l’OIT.

Des obstacles au-delà des qualifications

Le problème ne se limite plus à l’accès à l’éducation. Il concerne aussi les conditions permettant aux femmes de progresser dans les organisations et d’accéder aux responsabilités.

L’OIT relève notamment des signes de recul dans l’application de certains dispositifs de soutien, dont ceux liés à la maternité.

L’organisation attire également l’attention sur la répartition inégale des responsabilités familiales et domestiques, susceptible de peser sur les trajectoires professionnelles.

Un enjeu de gouvernance pour les entreprises

Pour les employeurs, cette sous-représentation soulève une question de gestion des compétences : comment mieux transformer les qualifications disponibles en responsabilités effectives ?

L’OIT appelle les entreprises à agir sur les obstacles structurels aux promotions plutôt qu’à se limiter aux engagements en faveur de l’égalité.

Cela suppose notamment d’examiner les procédures de recrutement, les critères d’avancement et les conditions de progression professionnelle.

Le véritable indicateur du changement ne réside donc pas uniquement dans l’augmentation du nombre de femmes diplômées, mais dans leur présence aux différents niveaux de décision.

CHIFFRES CLÉS

  • 30,5 % : part mondiale des postes de management occupés par des femmes, selon l’OIT.
  • Environ 24 % : proportion estimée trente ans auparavant.
  • 6,5 points : progression approximative calculée entre ces deux valeurs.
  • 11 957 entreprises : répondantes à l’enquête OIT de 2025.
  • 99 pays : couverture géographique de cette enquête.

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