La campagne de récolte et de transformation des olives dans le gouvernorat de Bizerte démarrera dimanche prochain, 1er novembre 2026.
Le tarif de référence de la trituration a, par ailleurs, été fixé à 200 millimes/kilogramme d’olives. Ces décisions ont été arrêtées à l’issue de la réunion périodique de la commission régionale chargée de préparer et d’assurer le bon déroulement de la campagne oléicole, tenue, vendredi, au siège du gouvernorat.
A cet égard, la direction régionale de l’agriculture a indiqué que les premières estimations tablent sur une récolte d’environ 16 000 tonnes d’olives, correspondant à une production prévisionnelle de 3 200 tonnes d’huile d’olive.
Supervisant les travaux de cette réunion, le gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yaâcoub, a appelé à poursuivre les efforts visant à prémunir la récolte de cette saison contre tout aléa, qu’il soit conjoncturel ou structurel, aussi bien au stade de la cueillette que de la transformation.
Il a souligné, à cet égard, le caractère stratégique de cette production et de la filière oléicole dans son ensemble pour l’économie nationale, particulièrement au regard des mutations qui traversent actuellement la scène internationale.
Le gouverneur a également insisté sur la nécessité de veiller aux conditions de travail de la main-d’œuvre, notamment en matière de couverture sociale et de transport sécurisé, ainsi que sur l’ensemble des mesures de protection qui s’imposent.
Il a, en outre, appelé à accorder une attention particulière à la qualité de la production et à encourager les professionnels à renforcer leurs investissements dans les activités de transformation et de conditionnement, d’autant que différents mécanismes de soutien sont mis à leur disposition par les services de l’État.
La région dispose de 25 huileries, dont 16 modernes et sept dédiées à l’exportation, ayant exporté quelque 230 mille litres d’huile d’olive lors de la précédente campagne. Des mesures ont également été prises pour assurer une gestion environnementale des margines, notamment à travers l’aménagement de bassins de collecte et la mise à disposition de citernes.
Les services agricoles ont, par ailleurs, confirmé le bon état sanitaire des oliveraies, tout en maintenant les dispositifs de prévention contre la tuberculose de l’olivier.
Le gouvernorat compte 21 mille ha d’oliveraies, dont 536 ha en agriculture biologique, avec des capacités quotidiennes de stockage et de transformation de 1 280 et 1 048 tonnes respectivement.


