Le quotidien économique français “Les Échos” a consacré, dans son édition de ce jeudi, un article à l’écosystème des start-up en Tunisie, intitulé « En Tunisie, un écosystème de jeunes start-up encore en construction », dans lequel il dresse un état des lieux du secteur et examine ses perspectives de développement, alors que les jeunes entreprises et les investisseurs cherchent à ouvrir une nouvelle phase de croissance et à renforcer la présence de la Tunisie sur la scène internationale.
Le journal estime que la Tunisie a réalisé des avancées dans la mise en place d’un environnement propice à l’innovation et à l’investissement depuis l’adoption, en 2018, de la loi relative aux start-up (Startup Act).
Le journal rappelle, dans ce contexte, le développement, au cours des dernières années, des structures d’appui à l’entrepreneuriat, ainsi que l’émergence de fonds d’investissement et d’organismes d’accompagnement proposant aux fondateurs une gamme de services, notamment des espaces de travail, des conseils et des solutions de financement d’amorçage.
Le quotidien met l’accent sur l’évolution de cet écosystème, considérant que l’intelligence artificielle constitue une opportunité stratégique pour les start-up tunisiennes, malgré les difficultés auxquelles elles sont confrontées, notamment en matière de financement, d’infrastructures et de taille limitée du marché local.
La Tunisie dispose de compétences qualifiées dans les domaines de l’ingénierie et des technologies, souligne également le journal. Les start-up bénéficient de structures d’accompagnement et de mécanismes de financement, mais le nombre limité d’investisseurs en mesure de soutenir leur croissance conduit plusieurs d’entre elles à rechercher des financements à l’étranger.
Dans ce contexte, le journal fait état d’environ 1 350 start-up en Tunisie répondant aux critères prévus par la loi relative aux start-up. Il relève également l’émergence de plusieurs structures d’investissement et d’accompagnement, dont le fonds d’investissement “216 Capital”.
L’article souligne, par ailleurs, que l’intelligence artificielle offre aux start-up tunisiennes des perspectives de développement de solutions innovantes et spécialisées, adaptées aux besoins des marchés tunisien et africain, en s’appuyant sur le vivier de compétences nationales dans les domaines de l’ingénierie et des technologies.
Citant Dhikra Khelifi, cofondatrice du fonds 216 Capital (société de capital-risque (Venture Capital) spécialisée dans le financement des start-ups technologiques en phase d’amorçage (pre-seed et seed), le quotidien rapporte que les compétences tunisiennes sont en mesure de développer des solutions de pointe dans ce domaine à moindre coût.
Elle relève toutefois que l’insuffisance des ressources et les difficultés d’accès aux données et aux modèles appropriés demeurent parmi les principaux défis auxquels sont confrontées les start-up.
Le journal estime, enfin, que le développement de cet écosystème passe par le renforcement des possibilités de financement et l’élargissement de l’accès aux marchés étrangers, afin de permettre aux start-up tunisiennes de transformer leur potentiel d’innovation en projets viables, capables de croître et de se développer à plus grande échelle.


