Le nombre total de nouveaux recrutements et de régularisations de situation programmés pour l’année 2027 s’élève à 32 557 postes, a annoncé, jeudi, la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi.

Présentant le projet de budget de l’État pour l’exercice 2027 devant les commissions des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts(CNRD), au siège du Parlement, elle a indiqué que les dépenses de rémunération, estimées à environ 27349 millions de dinars(MD), représentant 13,2% du produit intérieur brut (PIB).

Cette hausse s’explique par la poursuite de la mise en œuvre des augmentations salariales prévues au titre des années 2026, 2027 et 2028, ainsi que par l’application de la deuxième tranche de ces augmentations.

Elle vise, également, à soutenir l’emploi à travers la poursuite des recrutements dans la fonction publique, notamment, au profit des diplômés de l’enseignement supérieur, a encore précisé la ministre des Finances.

Les enveloppes allouées permettront, en outre, le recrutement des titulaires d’un doctorat et de régulariser la situation de la dernière tranche des ouvriers de chantiers.

Khaldi a souligné que l’élaboration du projet de budget de l’État pour 2027 repose sur la recherche d’un équilibre entre les impératifs de soutenabilité des finances publiques et la promotion de la croissance économique et sociale, à travers des politiques visant à consolider la résilience des finances publiques et à soutenir un développement inclusif.

Les principales priorités financières portent, selon la ministre des Finances, sur l’amélioration de la mobilisation des ressources propres, la poursuite de la réforme du système fiscal et de la numérisation de l’administration, la rationalisation des dépenses publiques et l’amélioration de leur efficacité, ainsi que la maîtrise de l’endettement public.

Sur le plan social, les priorités concernent la poursuite du soutien aux catégories à revenu limité, l’amélioration de l’accès aux services essentiels et la poursuite des réformes des secteurs de la santé et de la sécurité sociale.

En matière de développement, les efforts porteront, notamment, sur l’amélioration du climat des investissements, le renforcement du développement régional, le soutien à la sécurité alimentaire et hydrique, l’accélération de la transition énergétique et la promotion de la transformation numérique.

Les recettes fiscales en hausse de 4,6 % à fin septembre 2026

Les recettes du budget de l’État recouvrées ont progressé, à fin septembre 2026, de 3,1% par rapport à la même période de 2025, pour atteindre environ 37069 MD, a également indiqué la ministre des Finances.

Les recettes fiscales qui ont représenté la majeure partie des ressources mobilisées, s’élèvent à 34 946 MD, enregistrant une hausse de 4,6 % sur un an.

Pour le taux de réalisation, il a atteint environ 73% des prévisions, selon les données présentées lors de la séance. Les recettes non fiscales et les dons se sont, pour leur part, élevés à 2124 MD, soit un taux de réalisation de 44,4 % des montants programmés.

S’agissant des dépenses liées à la dette publique, les montants versés au titre du service de la dette ont avoisiné 17 906 MD à fin septembre 2026, (soit un taux de réalisation supérieur à 77 % des prévisions).

Un emprunt contracté sur le marché financier, d’un montant d’environ 740 millions d’euros, a également été remboursé.

Selon la ministre des Finances, ces indicateurs reflètent d’une part, l’évolution des recettes fiscales, qui constituent la principale composante des ressources de l’État, et, d’autre part, l’importance des engagements financiers liés au service de la dette publique, au cours des neuf premiers mois de 2026.