La mission tunisienne à Munich, les 27 et 28 octobre 2026, relance les discussions avec des partenaires allemands autour du solaire, de l’éolien et de l’hydrogène vert. Mais entre intérêt industriel et engagements financiers, plusieurs conditions restent à réunir pour transformer ces échanges en projets concrets.
La Tunisie cherche à attirer de nouveaux partenaires allemands dans les énergies renouvelables. À Munich, une délégation réunissant des représentants des ministères économiques, de la STEG et de banques publiques a engagé des discussions sur les investissements et la coopération énergétique.
Selon une communication de l’ambassade tunisienne reprise par Webdo, la rencontre du 27 octobre avec Michael Köhler, responsable des affaires européennes et internationales à la Chancellerie bavaroise, a également porté sur un éventuel plan d’action commun pour les trois prochaines années.
Quels investissements pourraient émerger ?
Trois filières sont identifiées : le solaire, l’éolien et l’hydrogène vert. Pour les investisseurs, l’enjeu ne se limite cependant pas au potentiel de production.
La concrétisation de projets dépendra notamment de leur modèle économique, des conditions de financement, des autorisations et de la capacité du réseau tunisien à accueillir une production supplémentaire.
ELMED : la Tunisie accélère la coordination autour du câble électrique de 600 MW
La présence de la STEG et d’institutions financières publiques dans la délégation souligne l’importance de ces dimensions techniques et financières. Aucun nouveau contrat issu des rencontres de Munich n’a toutefois été confirmé.
L’exportation d’électricité, une perspective à construire
Les échanges ont également évoqué la possibilité d’exporter de l’électricité propre vers l’Allemagne.
Cette ambition doit être distinguée des infrastructures déjà engagées. Le projet ELMED, développé entre la Tunisie et l’Italie, prévoit une interconnexion électrique de 600 MW. En juin 2026, Terna et la STEG ont attribué un contrat d’environ 770 millions d’euros pour ses stations de conversion.
Cette infrastructure pourrait faciliter les échanges électriques avec le marché européen, sans garantir à elle seule des exportations vers l’Allemagne.
De la diplomatie aux décisions d’investissement
La prochaine étape sera d’identifier des projets précis, leurs investisseurs, leurs financements et leurs échéances.
Le plan d’action triennal envisagé pourrait structurer cette coopération. Son contenu et sa signature restent toutefois à confirmer.
Pour la Tunisie, le véritable indicateur de réussite ne sera donc pas le nombre de rencontres organisées, mais leur traduction en projets financés et techniquement réalisables.
CHIFFRES CLÉS
- 27 et 28 octobre 2026 : visite de la délégation tunisienne à Munich.
- 3 filières abordées : solaire, éolien, hydrogène vert.
- 3 ans : horizon envisagé pour un plan d’action commun.
- 600 MW : capacité prévue de l’interconnexion ELMED Tunisie–Italie.
- Environ 770 millions d’euros : contrat de stations de conversion ELMED attribué en juin 2026, sans lien contractuel avec la mission de Munich.
EN BREF
- Une délégation tunisienne a rencontré des responsables bavarois à Munich pour examiner les perspectives de coopération dans les énergies renouvelables.
- Les discussions ont concerné le solaire, l’éolien, l’hydrogène vert et un éventuel plan d’action commun sur trois ans.
- L’exportation d’électricité propre vers l’Allemagne figure parmi les perspectives évoquées, sans engagement commercial confirmé.
- L’interconnexion ELMED avec l’Italie pourrait constituer une infrastructure utile aux futurs échanges européens.
- Aucun nouveau contrat d’investissement ni financement chiffré résultant de la mission n’a été authentifié à ce stade.


