Dans sa revue du 24 octobre 2026, Mohamed El-Erian décrit des marchés nerveux face au financement de l’intelligence artificielle, tandis que l’économie américaine résiste. La dette souveraine et le pétrole compliquent les choix des banques centrales.
IA et dette
La correction du Nasdaq reflète, selon Mohamed El-Erian, les doutes sur la rentabilité des investissements dans l’IA. Les gains de productivité exigent une adoption et une maîtrise des risques accrues.
La recherche de sécurité a soutenu les Treasuries américains. En France, les tensions budgétaires ont porté l’écart avec l’Allemagne près de 170 points de base. Le Brent a terminé vendredi à 116,72 dollars.
CHIFFRES CLÉS
- 116,72 dollars : baril de Brent à la clôture du 23 octobre.
- 194 000 : inscriptions initiales au chômage américain, semaine au 17 octobre.
- 170 points de base environ : prime française sur l’Allemagne, le 22 octobre.
- 4,5 % : croissance chinoise sur un an au troisième trimestre 2026.
- 3,5 % : inflation britannique sur un an en septembre 2026
Banques centrales
Les inscriptions au chômage ont reculé à 194 000, et le PMI manufacturier a atteint 56,0. Pourtant, les anticipations d’inflation à un an restent à 4,7 %.
La Fed décidera le 28 octobre, la BCE le 29. El-Erian considère qu’augmenter les taux traiterait mal l’inflation énergétique et les contraintes d’offre. Il préconise une maîtrise budgétaire, pour épargner notamment le logement et le crédit automobile.
En Chine, la croissance a atteint 4,5 % au troisième trimestre. Au Royaume-Uni, l’inflation s’est élevée à 3,5 % en septembre.
EN BREF
- Les investisseurs réévaluent la rentabilité et les besoins de financement de l’intelligence artificielle. Mohamed El-Erian distingue les progrès technologiques de leur diffusion effective dans l’économie.
- Les obligations américaines bénéficient d’un mouvement de recherche de sécurité, tandis que les emprunts français subissent des tensions. Le pétrole cher ajoute une pression sur les perspectives d’inflation.
- La solidité apparente des indicateurs américains n’efface pas les risques. Avant les décisions de la Fed et de la BCE, l’économiste juge préférable une réponse budgétaire à de nouvelles hausses des taux directeurs.


