À Casablanca, des loueurs contestent les pénalités et les reprises de véhicules liées à leurs crédits. Leur fédération refuse pourtant de cautionner les défauts de paiement : ce conflit interroge autant les contrats de financement que la viabilité des agences.
Le 22 octobre 2026, plusieurs dizaines de loueurs ont manifesté devant le siège de Vivalis à Casablanca, à l’appel d’une organisation syndicale affiliée à l’Union marocaine du travail, selon Médias24. Ils demandent un dialogue sur les pénalités de retard et les véhicules repris à la suite d’impayés.
Des griefs à documenter
Un manifestant juge certaines pénalités excessives et affirme que des reports d’échéances ont renchéri la dette. Des professionnels contestent également la régularité de reprises de véhicules, notamment au regard des procédures judiciaires. Ces accusations ne permettent pas, à elles seules, d’établir une illégalité. Aucun nombre vérifié de véhicules concernés ni montant global des impayés n’est disponible.
La documentation publique de Vivalis distingue le crédit automobile classique de la location avec option d’achat. Elle ne permet toutefois pas de vérifier les conditions appliquées aux dossiers contestés. Les sources consultées ne présentent pas de réponse de Vivalis sur ces accusations.
Une expansion sous tension
Tarik Dbilij, président de la Fédération des loueurs d’automobiles sans chauffeur au Maroc (FLASCAM), met aussi en cause l’assouplissement présumé de l’octroi des crédits. D’après les chiffres qu’il avance, moins de 1.600 entreprises de location auraient été créées en 2024, contre 2.400 en 2026, année encore inachevée. Ces données n’ont pas été corroborées par une série administrative comparable.
Le responsable estime qu’une activité viable exige plus de 25 véhicules suffisamment utilisés. Ce seuil constitue son appréciation, non une règle générale démontrée. La fédération avait aussi alerté, en 2024, sur la concurrence informelle.
La FLASCAM se démarque donc des professionnels qui ne respectent pas leurs échéances. Le dossier soulève une double question : quelle transparence sur les coûts des crédits et quelle discipline économique dans un secteur très fragmenté ? Sans contrats individuels, décisions judiciaires et données consolidées, le partage des responsabilités reste ouvert..
EN BREF
- Le 22 octobre 2026, des loueurs de voitures ont manifesté à Casablanca contre Vivalis, dénonçant des pénalités de retard et des reprises de véhicules.
- Ces griefs restent à documenter par les contrats concernés et les décisions de justice ; aucune illégalité n’est établie par les seules déclarations recueillies.
- Le président de la FLASCAM estime que l’expansion rapide du crédit a favorisé l’arrivée d’opérateurs insuffisamment préparés aux exigences économiques du métier.
- La fédération refuse toutefois de soutenir les entreprises qui ne respectent pas leurs mensualités. Le montant total des impayés demeure inconnu.


