Les préparatifs se poursuivent dans le gouvernorat de Kasserine en prévision du premier recensement général de l’agriculture en Tunisie, dont le lancement est prévu en novembre 2026.

L’opération portera sur près de 100 mille exploitations agricoles dans la région et mobilisera 75 agents recenseurs de terrain ainsi qu’une vingtaine de superviseurs, en coordination avec les différents intervenants du secteur, selon une publication diffusée, jeudi sur la page officielle Facebook de la direction régionale du développement.

Dans le cadre des préparatifs de cette échéance, une session de formation destinée aux superviseurs de l’opération s’est achevée, jeudi, au siège de la direction régionale du développement agricole de Kasserine.

Organisée sur quatre jours, du 19 au 22 octobre courant, cette formation a porté sur les concepts et la terminologie relatifs à l’exploitation agricole, retenue comme unité de dénombrement, ainsi que sur la maîtrise de l’application numérique dédiée à la collecte des données, la répartition des tâches et le suivi de la qualité des informations recueillies.

Une autre session de formation, destinée aux agents recenseurs de terrain, est prévue du 26 au 28 octobre courant, précise la même source.

Ce recensement général vise à actualiser les données relatives au secteur agricole et à constituer une base de données exhaustive sur les exploitations agricoles dans les différentes régions du pays. Il permettra notamment d’établir leur répartition géographique et de disposer d’indicateurs récents et fiables sur la situation de l’activité agricole ainsi que sur ses besoins.

L’opération devrait s’étaler sur une période de six à huit mois. La collecte et le traitement des données seront entièrement numérisés, avec un recours au numérique à hauteur de 100%, afin d’améliorer la fiabilité des informations et d’en faciliter l’exploitation.

Les résultats de ce recensement constitueront un outil essentiel pour renforcer la planification du secteur agricole, orienter les politiques publiques et les programmes de développement, et ce, sur la base de données de terrain actualisées et exhaustives permettant d’évaluer la situation du secteur, d’en cerner les priorités et d’identifier les besoins.