L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et la Banque africaine de développement (BAD) ont convenu, mardi à Tunis, de renforcer leur partenariat stratégique en Afrique du Nord afin de faire de la mobilité humaine un catalyseur de développement économique et d’intégration régionale, indique un communiqué publié à l’issue d’une réunion de haut niveau.
La rencontre a réuni le directeur régional de l’OIM pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA), Othman Belbeisi, et la directrice générale adjointe de la BAD pour l’Afrique du Nord, Malinne Blomberg. Les deux responsables ont examiné les moyens d’associer l’expertise financière de la Banque et l’expérience opérationnelle de l’OIM, afin de traduire les investissements dans le développement en retombées concrètes, notamment en matière de création d’emplois, de renforcement des compétences et d’élargissement des voies de mobilité sûre.
« La mobilité, les compétences et le capital de la diaspora sont des atouts économiques majeurs pour l’Afrique du Nord », a déclaré Mme Blomberg, précisant que cette coopération vise à faire bénéficier directement les économies locales des investissements dans la croissance verte et la connectivité régionale, et à orienter les fonds de la diaspora vers des projets productifs.
De son côté, Othman Belbeisi a affirmé que « la mobilité humaine est au cœur de la transformation économique et de la résilience » dans la région. Il a plaidé en faveur d’une complémentarité entre les capacités de financement des banques multilatérales et l’expertise technique de l’OIM afin de soutenir les communautés et de promouvoir une prospérité partagée.
Les discussions ont permis de dégager plusieurs axes prioritaires de coopération, notamment la mobilité de la main-d’œuvre, le développement des compétences vertes, la mobilisation des investissements de la diaspora, les déplacements liés aux changements climatiques, la relance économique dans les contextes fragiles, ainsi que l’exploitation de données probantes pour orienter l’élaboration des politiques publiques.
Cette initiative s’inscrit dans le prolongement du protocole d’entente signé en 2025 entre les deux institutions, dans un contexte d’essor des investissements dans les transitions vertes en Afrique du Nord. L’ambition affichée est de faire de la mobilité humaine non plus un défi à relever, mais un moteur de croissance durable et inclusive.


