Gabès se transforme du 23 au 25 octobre 2026 en capitale de la 5e édition de la Célébration du roman tunisien, placée cette année sous le signe « Le Roman Vert : Mutations de la narration et questions environnementales ». L’événement, qui aura lieu à la Bibliothèque régionale de Gabès, est organisé par la Maison du Roman, en collaboration avec le Commissariat régional des affaires culturelles de Gabès, sous l’égide du ministère des Affaires culturelles.

Présentant la thématique de l’événement, la Maison du Roman indique que le croisement entre les récits littéraires et la nature offre un champ de recherche fertile. Ce genre littéraire en pleine expansion ne se limite pas à exprimer des inquiétudes écologiques, mais participe activement à façonner un nouvel imaginaire sur notre relation avec le monde naturel.

Les travaux de cette édition s’ouvrent le vendredi 23 octobre à 15h00 par une première séance consacrée au concept même du roman vert et à la problématique de sa définition, placée sous la présidence du Pr Dalila Chakroun, qui présente une intervention intitulée : « Le roman vert, ou le roman et l’écologie ».

Cette introduction pose les jalons théoriques de l’éco-critique, en étudiant le passage de la critique pastorale traditionnelle aux narrations contemporaines de la coexistence, à travers les analyses croisées des professeurs Mohamed Salah Majid, Tarek Slimi, Moufida Jelassi et Houyem Ferchichi.

La journée du samedi 24 octobre place l’écologie au cœur de l’intime et de l’esthétique.
Dès 10h00, la deuxième séance, présidée par le Pr Moncef Louhaibi, qui intervient sur « Fawzia Zouari dans le roman “La Retournée”, examine le lien ombilical entre le roman vert et la formation de l’identité, en questionnant notre désir du monde et l’empreinte de la transition environnementale sur l’écriture, avec les contributions des professeurs Afifa Saoudi Smiti, Abderrazak Soumri, Mourad Chebbi et Lamine Saidi.

À 15h00, la troisième séance, sous la houlette du Pr Ammar Jammaï qui présente l’intervention « L’écologie du roman “Madinat asshams addafi’a” ( la cité des soleils chauds) de Mohamed Al-Bardi comme texte », plonge au cœur des esthétiques de l’écriture et de la poétique de la narration verte, en interrogeant la justice environnementale et les représentations sociales grâce aux éclairages des professeurs Amor Jamali, Khiria Boubattan, Rachida Cherni et Fathia Jallad.

La quatrième et dernière séance, le dimanche 25 octobre à 10h00, est présidée par le Pr Othmane Latrech, dont l’intervention est intitulée « La conscience écologique et ses prolongements artistiques dans le roman “Al-Nabbachoune” (Les Chiffonniers) de Sawsan Jamil Hassan ».

Elle porte son regard sur les enjeux du monde contemporain et les dystopies littéraires.
Les interventions des professeurs Abdelkader Alimi, Sofiane Rejeb, Fethi Ben Maamar et Ali Sayari mettent en lumière les tensions entre violation de l’environnement et révolte, de la métaphore paysagère aux littératures de l’imaginaire insulaire.