De nouveaux textes juridiques doivent accélérer le projet de zone franche de Ben Guerdane. Mais plusieurs étapes réglementaires et techniques séparent encore cette relance d’une exploitation effective.
La zone franche de Ben Guerdane entre dans une nouvelle phase. En déplacement à Médenine le 25 septembre, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a annoncé la préparation de nouveaux textes juridiques visant à donner davantage de souplesse au projet, ainsi qu’un plan d’action assorti d’échéances à court, moyen et long termes.
Cette annonce marque une volonté d’accélération, mais elle ne signifie pas que la zone est aujourd’hui opérationnelle. Le contenu précis des nouveaux textes et leur calendrier d’adoption ne sont pas encore publics.
Plusieurs étapes restent à franchir
Les documents de l’Office du Commerce de la Tunisie permettent d’identifier certains verrous. Parmi les étapes nécessaires à l’entrée en exploitation figurent notamment le raccordement externe au réseau routier national et régional ainsi que l’amendement du décret gouvernemental n°346 du 9 mars 2017.
D’autres travaux restent également liés aux études techniques, aux plans d’exécution et à l’aménagement intérieur de la première tranche.
Cette première phase couvre 71,2 hectares, sur une superficie totale prévue de 150 hectares à Choucha, dans la délégation de Ben Guerdane.
Un potentiel économique encore à concrétiser
Selon la fiche officielle du projet, le coût total de la première tranche est évalué à 850 millions de dinars. Ce montant correspond au dimensionnement prévu du projet et ne peut être présenté comme un investissement déjà réalisé.
L’OCT estime également à environ 9 000 le nombre potentiel d’emplois directs à terme. Là encore, il s’agit d’une projection et non de postes déjà créés.
Présentée comme un futur maillon des échanges avec la Libye et des corridors vers les marchés africains, la zone franche reste donc confrontée au même enjeu central : transformer les annonces, textes et infrastructures en calendrier d’exécution vérifiable. C’est désormais sur ce terrain que se mesurera l’avancement réel du projet.
Chiffres clés
- 150 hectares de superficie totale ;
- 71,2 hectares pour la première tranche ;
- 850 millions DT de coût projeté ;
- environ 9 000 emplois directs estimés à terme.


