Le ministère libyen de l’Économie et du Commerce a regroupé 52 décisions concernant des sociétés étrangères et leurs bureaux de représentation. Un signal d’ouverture administrative, mais qui ne permet pas encore de mesurer les capitaux réellement investis ni les emplois créés.
Le chiffre est important, mais il doit être interprété avec prudence. La Libye a annoncé 52 décisions concernant la présence de sociétés étrangères, issues notamment de Turquie, d’Égypte, du Royaume-Uni, d’Allemagne, d’Italie, de Chine, de Tunisie, de Jordanie et des Émirats arabes unis.
Ces décisions ne correspondent toutefois pas à 52 nouveaux investissements. Les documents publiés regroupent plusieurs catégories d’actes : ouvertures de succursales, renouvellements ou prolongations d’autorisations, bureaux de représentation et modifications administratives.
Une présence étrangère plus structurée
Les entreprises concernées opèrent dans différents secteurs, notamment l’énergie, les services pétroliers, la construction, l’ingénierie, les infrastructures, le transport, la logistique, le traitement de l’eau et les services techniques.
Pour les autorités libyennes, cette réorganisation doit contribuer à améliorer l’environnement des affaires, encadrer davantage l’activité des groupes étrangers et favoriser le transfert d’expertise et de technologies.
Mais ces objectifs restent à distinguer de leurs résultats.
Les données économiques restent à publier
Pour mesurer l’impact réel de ces décisions, plusieurs informations essentielles manquent encore : le capital effectivement engagé par chaque entreprise, les investissements réalisés ou programmés, les effectifs créés ou maintenus ainsi que les obligations précises de formation et de transfert de compétences.
Une autorisation d’ouverture permet à une entreprise d’opérer en Libye ; un renouvellement confirme ou prolonge une présence existante. Ni l’un ni l’autre ne constitue, à lui seul, une mesure de l’investissement étranger effectivement réalisé.
L’enjeu sera donc désormais de suivre le passage de ces autorisations administratives à l’activité économique réelle : capitaux mobilisés, emplois, contrats exécutés et compétences transférées.


