Le ministre des affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a participé, jeudi, à New York, à la réunion de haut niveau de l’ONU sur les menaces posées par la montée du niveau de la mer.

Dans son allocution, le chef de la diplomatie tunisienne a qualifié ce phénomène de « défi existentiel qui ne souffre aucun report », estimant qu’il s’agit bien d’une conséquence majeure du changement climatique menaçant développement durable et sécurité humaine, tout particulièrement dans les pays en développement et les zones côtières basses, selon un communiqué du département des affaires étrangères.

Il a rappelé que la Tunisie, pays dont les activités économiques se concentrent sur son littoral densément peuplé, est directement exposée face à cette sérieuse menace en raison de ses retombées néfastes sur les ressources en eau, l’agriculture, la pêche, les infrastructures, la biodiversité et le patrimoine culturel.

Nafti a en outre plaidé pour une réponse globale et coordonnée, intégrant action climatique, réduction des risques, développement durable et coopération scientifique, avec des scénarios climatiques ancrés dans la planification à long terme.

Il a appelé la communauté internationale à soutenir le principe de « continuité des zones maritimes » afin de préserver les droits souverains des États côtiers et orienter sérieusement les ressources vers le fonds pour les pertes et préjudices.

Le ministre a également préconisé que la Méditerranée, écosystème marin vulnérable et à fort taux d’évaporation et salinité élevée, soit classée zone prioritaire pour l’adaptation et la restauration côtière, mettant l’accent sur l’impératif de renforcer les systèmes d’alerte précoce au profit des communautés vulnérables et des pêcheurs artisanaux.

Nafti conduit la délégation tunisienne à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, réunie à New York jusqu’au 29 septembre.