L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) a organisé, mardi, à Kairouan, une conférence nationale sur le secteur céréalier face aux changements climatiques.

Les débats ont porté sur le développement de la filière et sa capacité d’adaptation, notamment, par la mise au point de variétés résistantes et le renforcement du lien entre recherche scientifique et besoins réels des agriculteurs.

Présidant les travaux, le président de l’UTAP, Moez Ben Zaghdane, a affirmé que les changements climatiques ont des incidences directes sur les rendements et la stabilité de la production.

Il a à cet égard plaidé pen faveur d’un soutien accru à la recherche, le développement de variétés adaptées et la disponibilité des intrants dans les délais requis, cite un communiqué publié sur la page Facebook de l’organisation.

Ben Zaghdane a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité de traduire les résultats de la recherche en solutions techniques concrètes, répondant aux réalités du terrain.

L’UTAP, a-t-il assuré, continuera de porter les préoccupations des agriculteurs auprès de toutes les parties concernées.

Les travaux ont intégré des interventions scientifiques sur l’évaluation de la saison des grandes cultures 2025-2026, les variétés adaptées aux zones irriguées, les effets du dérèglement climatique sur le secteur céréalier ainsi que des témoignages de professionnels du secteur.

Pour sa part, le président de la commission de l’agriculture au sein de l’assemblée des représentants du peuple (ARP), Omar Ben Ammar, a indiqué que sa participation vise à prendre connaissance des préoccupations des agriculteurs et à identifier les dossiers nécessitant une intervention législative.

Il a ajouté que la commission parlementaire assurera le suivi des questions soulevées, dont celles liées aux semences, engrais, produits phytosanitaires et ce en coordination avec le ministère de l’agriculture.

La conférence a réuni parlementaires, commissaire régional au développement agricole, responsables de l’UTAP, chercheurs, techniciens, représentants des administrations et agriculteurs.

Les travaux ont conclu à la nécessité d’une vision stratégique intégrée devant être élaborée conjointement par l’UTAP, le ministère de l’agriculture et les institutions de recherche dans la perspective de développer le secteur céréalier et garantir ainsi la souveraineté alimentaire du pays.