La grève des travailleurs du transport des carburants reste programmée pour les 23 et 24 septembre. À quatre jours de l’échéance, le risque de perturbation existe, mais les informations disponibles ne permettent pas de conclure à une pénurie. L’enjeu se situe d’abord dans la continuité des livraisons vers les stations.
Le compte à rebours est engagé. La Fédération générale du pétrole et des produits chimiques maintient son mot d’ordre de grève pour mercredi 23 et jeudi 24 septembre 2026. Elle affirme parallèlement rester disponible pour reprendre immédiatement les négociations.
Les revendications portent notamment sur la couverture sociale des travailleurs auprès de la CNSS et sur l’application d’un accord signé le 2 mai 2019.
Le préavis n’est pas nouveau : il avait déjà été déposé fin août. Ce qui change désormais est la proximité de l’échéance. À quatre jours du mouvement, la fenêtre permettant d’aboutir à un accord se réduit.
Le transport, maillon déterminant
Une grève des transporteurs ne signifie pas automatiquement que les carburants manquent physiquement. Elle peut en revanche affecter leur acheminement entre les dépôts et les stations-service.
C’est cette distinction qui doit guider l’évaluation du risque. Son ampleur dépendra notamment des stocks disponibles, du niveau d’approvisionnement des stations avant le 23 septembre et des modalités concrètes du mouvement.
Des stocks encore difficiles à évaluer
Une déclaration antérieure du PDG d’Agil indiquait que les dépôts de Radès et de Skhira disposaient de quantités suffisantes. Mais cette assurance concernait les stocks d’Agil et ne permet pas de connaître la situation actuelle de l’ensemble des distributeurs.
À ce stade, aucune donnée consolidée et actualisée sur les stocks disponibles pour l’ensemble du marché n’est établie dans les sources consultées. La couverture des stations pendant les deux journées de grève reste également à documenter, tout comme l’existence éventuelle d’un service minimum.
La négociation constitue donc le premier indicateur à surveiller d’ici au 23 septembre. À défaut d’accord, trois variables permettront de mesurer le risque réel : les stocks disponibles, l’approvisionnement préalable des stations et les modalités opérationnelles de la grève.
En l’état des informations disponibles, parler de pénurie serait prématuré. Le risque documenté est celui d’une perturbation de la distribution ; son ampleur reste inconnue.


