Les retards de paiement des établissements publics de santé commencent à peser directement sur l’approvisionnement en équipements et dispositifs médicaux. La Chambre syndicale nationale du secteur, relevant de l’UTICA, affirme que certaines entreprises rencontrent désormais des difficultés à financer leurs importations et à maintenir leurs stocks.
Le problème n’est plus seulement financier. Réunie en assemblée générale le 7 septembre 2026, la Chambre syndicale nationale des entreprises des équipements médicaux a renouvelé son alerte sur l’accumulation des créances dues par les structures publiques de santé.
Selon la profession, les délais de règlement réduisent progressivement la capacité des fournisseurs à financer de nouvelles commandes à l’étranger. Pour des entreprises fortement dépendantes des importations, une facture livrée mais longtemps impayée immobilise de la trésorerie qui ne peut plus être utilisée pour reconstituer les stocks.
La Chambre affirme ainsi que des pénuries de certains équipements et dispositifs médicaux sont déjà observées. Les informations disponibles ne permettent toutefois pas d’en mesurer précisément l’ampleur : aucun inventaire détaillé des produits concernés, des volumes manquants ou des établissements touchés n’a été rendu public.
Une tension signalée depuis juillet
L’alerte ne date pas de septembre. Dès juillet, les représentants du secteur estimaient que plus de 600 entreprises étaient menacées par les retards de paiement et indiquaient que certaines factures remontaient à 2020.
Face à la montée des tensions, une commission mixte a été mise en place avec le ministère de la Santé afin d’examiner les créances et les difficultés rencontrées par les fournisseurs. La profession demande aujourd’hui une accélération des règlements ainsi que du traitement des dossiers liés aux garanties bancaires.
Le montant global actualisé des créances reste toutefois inconnu. Cette absence de données empêche d’évaluer précisément l’évolution de la situation depuis l’été.
L’enjeu dépasse désormais la relation financière entre l’État et ses fournisseurs. Si les entreprises ne disposent plus de liquidités suffisantes pour renouveler leurs commandes, les impayés peuvent se transmettre à toute la chaîne d’approvisionnement et, à terme, affecter la continuité des équipements disponibles dans les structures publiques de soins.
CHIFFRES CLÉS
- 7 septembre 2026 : assemblée générale de la Chambre syndicale.
- Plus de 600 entreprises : opérateurs que la profession disait menacés en juillet.
- 2020 : année à laquelle remonteraient certaines factures impayées.
- 31 août 2026 : échéance évoquée précédemment par les professionnels avant un risque de « force majeure ».
- Montant total des créances : ND — aucun chiffre actualisé publié dans les sources consultées.


