Virements et prélèvements progressent tandis que le chèque confirme son déclin
Les chiffres de la télécompensation au premier semestre 2026 offrent une photographie particulièrement révélatrice de la transformation des moyens de paiement en Tunisie.
Au total, 30,1 millions d’opérations ont été compensées, soit une croissance de 5,3 % par rapport au S1 2025. Leur valeur atteint 109,6 milliards de dinars, en hausse de 3,6 %.
Les virements occupent désormais une position dominante en volume. Avec 19,5 millions d’opérations, ils représentent 64,9 % du nombre total de transactions et progressent de 5,2 %. Leur montant atteint 40,865 milliards de dinars, en hausse de 8,4 %.
Les prélèvements affichent une dynamique encore plus forte : leur nombre progresse de 19,1 %, à 4,5 millions d’opérations, tandis que leur montant augmente de 10,6 %, à près de 16,5 milliards de dinars.
À l’inverse, le chèque suit une trajectoire nettement décroissante. Le nombre de chèques compensés recule de 10,7 %, à 3,6 millions, tandis que leur valeur diminue de 12,5 %, à environ 24,15 milliards de dinars.
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Cette divergence constitue probablement l’un des signaux structurels les plus importants du bulletin : les flux interbancaires se déplacent progressivement vers des instruments davantage digitalisés et automatisables.
Les lettres de change conservent néanmoins un poids significatif, avec 28,1 milliards de dinars, en progression de 9,7 %.
Dans ce contexte, la refonte du Système National de Télécompensation et la restructuration de la SIBTEL constituent des projets essentiels pour accompagner cette mutation.
Pour les institutions financières, l’enjeu sera de transformer cette évolution réglementaire et technologique en parcours digitaux simples, rapides et fiables.
Le signal clé : la diminution du chèque n’est pas isolée ; elle accompagne une recomposition progressive de l’ensemble des paiements interbancaires tunisiens.



