Pour éviter, en 2027, les coupures sauvages du courant électrique et les drames qu’elles avaient généré, durant la période estivale de 2026, le gouvernement a décidé de programmer dans l’urgence, la réalisation d’une nouvelle centrale électrique à Borj Al Amri (ouest de Tunis).
Présenté, le 11 août 2026, lors d’un conseil ministériel, par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des mines et de l’énergie, Salah Zouari, le projet consiste en l’installation d’une troisième turbine à gaz d’une capacité de 250 à 400 MW pour un coût global de près de 600 millions de dinars, avec une entrée en exploitation prévue pour l’été 2027.
Objectif vivement recherché : faire face à une éventuelle hausse de la demande nationale en électricité.
Ce projet dont la capacité (400 MW) va combler le déficit enregistré au mois de juillet 2026, soit 380 Mégawatts d’après l’expert Houcine Rehili, vise à renforcer la capacité productive du système national de production d’électricité et à améliorer la rentabilité de la station, ce qui est de nature à consolider l’équilibre entre la production et la demande et à contribuer à garantir l’approvisionnement régulier en électricité et à mettre fin au recours à l’allègement des charges, voire aux sinistres délestages pendant les périodes de pic de consommation.
Par ailleurs la création d’une nouvelle centrale électrique intervient à un moment où le rythme de la demande augmente entre 4% et 5% par an atteignant un pic record pendant le mois de juillet 2026, estimé à 6400 mégawatts, contre 5175 mégawatts en 2025.
ABS
Les chiffres clés
600 MDT — coût prévisionnel de l’extension.
250 à 400 MW — puissance annoncée de la troisième turbine.
Été 2027 — objectif de mise en exploitation.
6 400 MW — pointe de demande annoncée pour juillet 2026.
5 175 MW — référence gouvernementale pour 2025.
4 à 5 % — progression annuelle tendancielle annoncée de la demande.
≈ 23,7 % — écart entre les pointes de 5 175 et 6 400 MW.


