Après une interruption d’un an, la campagne nationale de valorisation des peaux de sacrifice a repris en 2026.
Pour ce faire, le Centre national du cuir et de la chaussure (CNCC) s’est employé à fournir près de 15 tonnes de sel pour la conservation des peaux de sacrifice.
S’agissant des autorités, elles ont veillé à réactiver les licences d’exportation des peaux semi-finies, une mesure dont l’absence avait paralysé l’essor de la filière en 2025.
Dans une déclaration à l’agence TAP, mercredi, le président de la Chambre nationale du cuir et de la chaussure (CNCC), wajdi Dhouib, a indiqué que le dispositif est opérationnel.
À Sfax, le taux de valorisation atteint déjà près de 40 %. Un bilan que le responsable juge « respectable » en attendant des chiffres consolidés.
L’initiative de valorisation des peaux de sacrifice remonte à 2018. À l’époque, des peaux abandonnées dans les rues ou les canaux d’assainissement dégageaient des odeurs nauséabondes et posaient des risques sanitaires, notamment lorsque la fête religieuse de l’Aïd al-Idha coïncide avec la chute des pluies.
Le CNCC, organisme tutélaire du secteur, avait alors lancé une campagne-pilote dans le Grand Tunis avant de l’étendre en 2019 à la majorité des gouvernorats et des municipalités du pays.
L’enjeu est aussi financier. En 2020, l’exportation de ces peaux avait généré 14,6 millions de dinars en devises. Les communes y gagnent également : chaque peau récupérée, qui pèse en moyenne 4,5 kg, allège leurs frais de transport vers les décharges.
Pour le CNCC, l’objectif serait désormais d’atteindre 70 à 80 % de valorisation, un seuil qui dépend étroitement de la qualité de l’écorchage.


