Le Centre de formation et d’appui à la décentralisation a organisé, vendredi, en partenariat avec le laboratoire de recherche « Gouvernance et développement territorial », un séminaire consacré à la « ville durable à l’horizon du plan de développement 2026/2030 », dans le cadre de la promotion de ce plan et de son rôle dans l’instauration d’un développement global et équitable.

Cette rencontre, qui a réuni des secrétaires généraux et des cadres municipaux des gouvernorats du deuxième district (Tunis, Ariana, Ben Arous, Manouba, Zaghouan et Nabeul), s’inscrit dans un programme qui sera étendu aux autres régions du pays selon un calendrier défini.

L’objectif est de renforcer la compréhension des municipalités des orientations du plan de développement 2026/2030, considéré comme un levier pour améliorer les conditions de vie, développer le capital humain, s’adapter aux changements climatiques et encadrer l’expansion urbaine tout en préservant les droits des générations futures.

Le directeur général du Centre a souligné, lors de l’ouverture, que les villes tunisiennes font face à des défis croissants, notamment la pression démographique, l’urbanisation accélérée et les contraintes sur les ressources naturelles et énergétiques.

Il a appelé à adopter un modèle de « ville durable » fondé sur la durabilité environnementale, les énergies renouvelables, la gestion efficace des déchets, la transition numérique et l’intelligence urbaine, afin de garantir la justice sociale et d’améliorer la qualité de vie.

De son côté, le président du laboratoire « Gouvernance et développement territorial » a insisté sur l’importance de l’ouverture des institutions universitaires sur leur environnement professionnel et administratif, estimant que la coopération entre université et administration constitue un levier efficace pour moderniser les méthodes de planification et d’action publique.

Un représentant du ministère de l’Économie et de la Planification a, pour sa part, présenté la méthodologie d’élaboration du plan national de développement, axée notamment sur le renforcement des capacités des municipalités, l’amélioration de la qualité des services publics selon des standards de durabilité et la promotion de l’investissement local afin de réduire les disparités régionales.

Par ailleurs, des enseignants-chercheurs ont mis en avant le rôle des technologies de l’information et de la communication ainsi que de l’innovation dans l’amélioration des services publics, des infrastructures et de la qualité de vie, à travers l’analyse des données et le renforcement de l’efficacité urbaine.