Le nord de la Tunisie, berceau historique de Carthage, recèle un patrimoine et des paysages que le prestigieux magazine National Geographic invite à redécouvrir le temps d’un week-end, loin des clichés balnéaires, dans un reportage publié mercredi sur son site web.

Sous le titre évocateur « Un week-end en Tunisie, entre mausolées et sentiers de montagne », l’article, signé par un journaliste de renom, primé pour ses reportages sur le voyage et l’art de vivre, Jack Carter, du célèbre média scientifique et culturel américain, dresse un portrait vivant et nuancé d’une région façonnée par des siècles d’empires successifs. « Une longue série d’empires a dirigé, puis fui les côtes tunisiennes du nord, laissant derrière elle une mine de trésors dans un pays où coexistent de façon inattendue différentes cultures arabes, africaines et européennes », souligne l’auteur de ce reportage.

Le voyage commence à Tunis, dont la médina, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, est présentée comme « l’une des mieux conservées du monde islamique ». Sur près de 300 hectares de ruelles sinueuses, le visiteur se perd avec bonheur entre grandes mosquées, souks animés, palais aux plafonds peints et mausolées ottomans raffinés. National Geographic met particulièrement en lumière le mausolée de Sidi Brahim Riahi, avec son dôme orné de pierres précieuses, et Dar Lasram, aux stucs finement sculptés.

À seulement vingt minutes du centre-ville, les ruines de Carthage offrent un voyage dans le temps : les thermes d’Antonin, parmi les plus vastes jamais construits par Rome, ainsi qu’une visite virtuelle en réalité augmentée qui reconstitue la grandeur de l’ancienne cité punique, le musée étant temporairement fermé pour rénovation.

L’itinéraire inclut également le village bleu et blanc de Sidi Bou Saïd, perché sur sa colline avec une vue imprenable sur la baie de Tunis. Le lecteur y est invité à déguster des fruits de mer frais à Dar Zarrouk ou à savourer un bambalouni chaud au Café des Nattes. La soirée se prolonge naturellement à Gammarth, haut lieu de la vie nocturne tunisienne, entre street-food cosmopolite à l’Utopia et soirées électro aux accents baléariques au bar de plage Yüka.

Loin des clichés balnéaires, National Geographic met en avant la Kroumirie, région montagneuse du nord-ouest, comme une « alternative rafraîchissante aux paysages arides du Sahara ». Forêts de pins et de chênes dignes d’un décor tolkienien, cascades, randonnées (notamment le circuit de l’Oued Ezzen, 10 km), VTT, cueillette de champignons en automne et pêche traditionnelle avec les écogardes locaux y sont vivement recommandés.

La plongée sous-marine occupe également une place de choix : récifs de corail rouge à Tabarka (avec le spectaculaire Tunnel Reef), épaves de la Seconde Guerre mondiale à Hammamet, ou spots plus accessibles à El Haouaria.

Le magazine accorde une large place à la gastronomie et aux expériences immersives : cours de cuisine chez l’habitant avec la plateforme Saharan Sky, tables d’hôtes éphémères dressées en forêt ou sur des belvédères côtiers, et dégustations dans des domaines viticoles d’exception. Deux adresses sont particulièrement mises en lumière : Ceptunes, dirigé par l’œnologue français Ludovic Pochard, et le Domaine Neferis de Samia Benali, seule femme vigneronne de Tunisie, dont les coteaux produisaient déjà du vin à l’époque romaine.

En choisissant ce format « week-end », National Geographic, référence mondiale en matière de voyages, de science, de nature et de culture, met en lumière la diversité et la richesse du nord tunisien. Au moment où la Tunisie cherche à diversifier son offre touristique au-delà du balnéaire traditionnel, ce reportage tombe à point nommé. Il invite les voyageurs en quête d’authenticité, d’histoire et d’aventures de plein air à découvrir une Tunisie contrastée, où villes historiques, forêts verdoyantes, vignobles et mers turquoise se conjuguent pour offrir une escapade à la fois culturelle, sportive et sensorielle.