
Réalisée dans le cadre d’une coopération tuniso-américaine, cette initiative est soutenue par le Fonds des ambassadeurs pour la préservation du patrimoine culturel de l’Ambassade des États-Unis en Tunisie.
Le projet offre une expérience interactive permettant de découvrir l’histoire du monument à travers un lien numérique, disponible sur les plateformes de l’INP et de l’Ambassade des États-Unis. Les utilisateurs peuvent explorer le site à travers des images en 360°, des vidéos filmées par drones et des narrations audio qui relatent son histoire. Un volet interactif a également été développé, où des jeunes tunisiens partagent leurs récits personnels sur leur lien avec El Jem.
La plateforme, accessible en arabe et en anglais sur “tapestry.cyark.org”, combine modélisation 3D avancée, récits vidéo et témoignages participatifs pour permettre au public international de découvrir l’histoire, l’architecture et l’importance culturelle d’El Jem, via le web et les appareils mobiles.
En marge de la présentation, Tarek Baccouche, directeur général de l’INP, a salué l’importance de la coopération tuniso-américaine pour la préservation du patrimoine. Il a rappelé que ce projet fait suite à un précédent programme de restauration de certaines parties du site, financé à hauteur de 500 000 dollars (près de 1 459 500 dinars tunisiens) par le Fonds des ambassadeurs. Cette initiative vise à intégrer les nouvelles technologies dans la mise en valeur du patrimoine et à offrir une expérience immersive permettant de visiter El Jem à distance.
De son côté, l’Ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a souligné l’importance de cette coopération dans le renforcement du tourisme culturel en Tunisie. Il a précisé que ce projet numérique met en lumière El Jem auprès d’un public mondial, contribuant ainsi à la promotion du patrimoine tunisien à l’international.
Bazzi a également évoqué le soutien du Fonds des ambassadeurs, qui a financé neuf projets de préservation du patrimoine en Tunisie depuis sa création, en 2001.
Dans son intervention, Tarek Baccouche a annoncé un nouveau projet de coopération avec les États-Unis, qui débutera cet été dans l’ancien village berbère de Douiret, dans le gouvernorat de Tataouine. Ce projet comprendra la restauration de maisons traditionnelles et la mise en valeur de l’artisanat local, un élément clé du patrimoine immatériel de la région.
Le Fonds des ambassadeurs pour la préservation du patrimoine culturel (AFCP) soutient des projets visant à préserver le patrimoine culturel tout en renforçant la diplomatie publique et la coopération internationale des États-Unis. À l’échelle mondiale, ce fonds a soutenu plus de 1 000 projets dans plus de 130 pays.
La Tunisie, qui compte huit sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, a bénéficié de plusieurs projets soutenus par l’AFCP, tels que la conservation de l’amphithéâtre d’El Jem, la préservation des citernes d’Uthina et la restauration du bâtiment Sidi Mansour à Djerba.
L’ambassadeur Bill Bazzi a rappelé que ces projets témoignent de la profondeur de la coopération américano-tunisienne et de l’amitié bilatérale qui dure depuis plus de deux siècles, mettant en lumière l’excellence des États-Unis dans la préservation du patrimoine culturel.
Ce projet a été réalisé grâce au financement de l’Initiative d’échange de patrimoine communautaire du Département d’État américain, en collaboration avec les organisations américaines CyArk et StoryCenter, et le partenaire tunisien Carthagina. Il s’inscrit dans le cadre des initiatives américaines célébrant « Freedom 250 », le 250e anniversaire des États-Unis.


