La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé, dimanche, une série de réformes de ses statuts et règlements. L’objectif est de renforcer la confiance et la crédibilité autour de l’arbitrage africain, des opérateurs VAR et des instances juridictionnelles, notamment le jury disciplinaire et la commission d’appel.

Ces mesures interviennent dans un contexte marqué par les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN Maroc 2025). L’instance continentale précise que ces ajustements visent à prévenir la répétition de tels événements.

Renforcer la crédibilité des instances

Dans son communiqué, la CAF souligne qu’elle poursuivra sa politique de nomination de juges et d’avocats africains « parmi les plus expérimentés et respectés ». Ces désignations sont effectuées par le Comité exécutif et l’Assemblée générale ordinaire, sur la base de candidatures proposées par les 54 associations membres et les unions zonales.

L’organisation insiste sur deux principes qu’elle considère comme fondamentaux : l’indépendance et l’impartialité de ses organes juridictionnels. Ces éléments sont présentés comme essentiels pour garantir la transparence des décisions et restaurer la confiance.

Une réponse aux incidents de la CAN 2025

Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a indiqué que l’instance « met actuellement en œuvre des réformes structurelles importantes ». Selon lui, ces ajustements doivent renforcer la confiance envers les arbitres, les opérateurs VAR, les commissaires de match et les organes disciplinaires.

« Ces ajustements permettront également d’éviter que les incidents inacceptables observés lors de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 ne se reproduisent », a-t-il ajouté.

Alignement sur les standards internationaux

La CAF précise s’être appuyée sur l’expertise de juristes spécialisés en droit du sport, en Afrique et à l’international. L’objectif est d’aligner ses textes sur les meilleures pratiques mondiales en matière de gouvernance du football.

Cette démarche concerne à la fois les aspects réglementaires et le fonctionnement des instances, sur et en dehors du terrain. Elle s’inscrit dans une volonté affichée d’amélioration continue des structures du football africain.