Le ministre des affaires sociales Issam Lahmar a souligné vendredi que son département a réalisé une enquête de terrain sur la perception des Tunisiens concernant la justice sociale, couvrant les six districts de la République tunisienne.

“Cette enquête a révélé des inégalités en matière d’accès au développement à l’intérieur d’un même district” a-t-il souligné.

Il a précisé que les difficultés liées au manque d’information concernant les mécanismes d’inclusion sociale et économique et les opportunités de création de projets ont empêché certaines catégories de bénéficier des lignes de financement proposées par le ministère des affaires sociales.

Lahmar a souligné, au cours d’une séance de dialogue tenue par le conseil national des régions et des districts, l’engagement du ministère des affaires sociales à lutter contre toutes les formes de discrimination et d’inégalité, que ce soit au niveau des catégories sociales que des régions, afin de garantir l’accès aux droits fondamentaux tels que le travail, le transport, la santé et le logement.

Et d’ajouter : “La corruption, enracinée pendant des décennies a privé certains citoyens de leur droits fondamentaux”.

Il a relevé que le ministère des affaires sociales a entamé la mise en œuvre de plusieurs projets dans le cadre d’une vision stratégique qui répond aux besoins des citoyens et aux programmes de promotion sociale pour réduire les disparités, garantir une couverture sanitaire globale et renforcer l’autonomisation sociale et économique des catégories à faible revenu.

Le ministre a indiqué que le montant des subventions accordées pour les projets d’inclusion sociale et économique a atteint environ 50 mille dinars sous forme de prime,  affirmant que le rôle du ministère ne se limite pas à contrôler les dépenses, mais à injecter des financements pour stimuler l’investissement et la consommation.

Lahmar a précisé que le ministère œuvre à développer plusieurs mécanismes qui garantissent le lien entre le droit à la protection sociale et le droit à la couverture sanitaire.

“L’accès aux soins basé sur la capacité financière du citoyen est inacceptable”, a-t-il insisté.

S’agissant de l’évaluation du programme de sécurité sociale, le ministre a estimé que ce programme n’a pas atteint les objectifs requis malgré l’augmentation annuelle des fonds, ajoutant les services sociaux tels que la protection sociale, la santé et l’éducation, mise à part les transferts financiers sont inclus dans ce programme.

Il a mentionné qu’environ 800 mille familles tunisiennes bénéficient des allocations familiales pour les enfants âgés de moins de 6 ans et de 6 à 18 ans.

Par ailleurs, Lahmar a indiqué que le programme du ministère inclut également le lancement des plateformes numériques pour réduire les délais et améliorer la qualité des services.

Le ministère des affaires sociale a souligné que la Tunisie a réalisé une avancée significative à travers l’amendement du code de travail en vertu de la loi n°9 de l’année 2025 relative à l’organisation des contrats de travail et à l’interdiction de la sous-traitance, relevant que cette initiative a eu un écho favorable à l’échelle internationale.