
L’objectif principal de cette mission, mentionne l’INP sur sa page officielle, est de poursuivre les fouilles engagées depuis 2017 sur ce site archéologique et d’entamer les études nécessaires à sa valorisation scientifique et culturelle.
Les fouilles en cours, selon la même source, se concentrent sur un vaste monument rectangulaire adjacent à l’église, composé de plusieurs pièces organisées autour d’un patio central. Ces investigations ont permis de mettre en évidence plusieurs phases d’occupation, s’étendant du Ve au VIIe siècle, voire au-delà.
Parallèlement, une équipe de géologues de l’Université de Carthage (Faculté des sciences de Bizerte) a entrepris l’analyse des matériaux de construction utilisés (pierre, mortier, pisé, etc.).
Un autre axe de recherche porte sur l’archéologie du bâti, avec une documentation systématique des structures de l’église, complétée par un relevé au scanner laser de ce monument particulièrement bien conservé.
Le matériel issu des fouilles fait également l’objet d’une étude par des céramologues, dans le but d’identifier les différentes phases chronologiques et d’établir une typo-chronologie d’un faciès encore peu documenté dans les recherches spécialisées.
L’étude de l’environnement est également intégrée à travers l’analyse des restes botaniques issus des niveaux de fouille. Cette approche contribuera à la reconstitution des modes de consommation et du cadre de vie des populations locales durant l’Antiquité tardive.
L’objectif ultime du projet est la valorisation durable du site, en intégrant l’ensemble des acteurs locaux dans une démarche participative. Dans une première phase, et avec la collaboration des chercheurs de l’Ecole nationale d’architecture et d’urbanisme (ENAU), des réunions ont été organisées avec les responsables régionaux et les organisations de la société civile, afin de définir une vision concertée et partagée du projet.


