Le mois de février 2026, a été le mois de février le plus chaud enregistré depuis 1950. Ce mois s’est caractérisé par des conditions climatiques marquées par des températures exceptionnellement élevées et un déficit pluviométrique généralisé, d’après le bulletin climatique mensuel publié par l’INM.
L’analyse des données enregistrées dans les stations météorologiques du pays (26 stations) met en évidence une anomalie thermique positive significative, ainsi qu’une répartition des précipitations nettement inférieure aux normales climatologiques. Les températures moyennes mensuelles ont été largement supérieures aux moyennes de référence. Parallèlement, les cumuls pluviométriques observés dans la majorité des régions du pays sont restés en dessous des normales, avec des déficits particulièrement marqués dans les régions du centre et du sud, tandis que le nord reste relativement moins déficitaire mais toujours en dessous de la normale. Ces conditions climatiques combinées à savoir chaleur anormale et faibles précipitations, traduisent un mois particulièrement sec et chaud.
Les températures moyennes du mois ont varié entre 10,4 °c à Thala et 17,9°c à Medenine. La température moyenne nationale (26 stations principales), a atteint 15°c, supérieure à la moyenne de référence (11,9°c) de 3,1°c.
Les températures maximales moyennes, durant ce mois, ont varié entre 14,6°c à Thala et 23,3°c à Médenine. Quant à la température maximale moyenne nationale, elle a atteint 20,2°c, supérieure à la moyenne de référence pour les mêmes stations qui est de 17°c (+3,2°c).
Les températures minimales ont varié de 6°c à Elkef et 12,9°c à Gabes. La température minimale moyenne nationale durant ce mois, était de 9,8°c, supérieure à la moyenne de référence (6,8°c) de 3°c.
Un déficit pluviométrique généralisé
En février 2026, les précipitations enregistrées en Tunisie ont été nettement inférieures aux normales climatologiques sur l’ensemble du territoire. La majorité des stations ont reçu moins de 50 % de la normale mensuelle, traduisant un déficit pluviométrique généralisé.
Le nord du pays (Bizerte, Jendouba, Nabeul) a enregistré les cumuls les plus élevés, mais ils restent toutefois inférieurs aux normales, avec des valeurs comprises entre 40 % et 60 % des moyennes climatologiques. Dans les régions du centre, le déficit est plus marqué, avec des cumuls souvent inférieurs à 30 % de la normale, notamment à Kairouan, Mahdia et Kasserine.
La situation est particulièrement critique dans le sud, où plusieurs stations (Tozeur, Jerba, Remada) n’ont enregistré aucune précipitation, indiquant une sécheresse très sévère à extrême. À l’échelle nationale (26 stations principales), le cumul total des précipitations était de 327,1 mm, contre une normale de 908,2 mm, soit 36 % de la normale climatologique (1991-2020).
Des épisodes de vents forts
Plusieurs régions ont enregistré des épisodes de vents forts, avec des rafales maximales parfois élevées. Les vitesses maximales du vent ont varié entre 68,4 km/h à Gabes et 151,2 km/h à Kasserine.
Des rafales supérieures à 100 km/h ont été enregistrées dans plusieurs stations, notamment à Thala (115,2 km/h), Sfax (118,8 km/h), Bizerte (108 km/h), Tabarka (104,4 km/h) et Tunis (100,8 km/h).
Le nombre de jours avec des vents forts (≥ 60 km/h) a été relativement élevé dans certaines régions. Les valeurs les plus importantes ont été observées à Thala (18 jours), Tabarka et Bizerte (15 jours), ainsi qu’à Kasserine (14 jours). Les régions du sud-est ont enregistré un nombre plus limité de jours ventés, notamment Gabès et Jerba avec 3 jours. Février 2026 a été marqué par une fréquence relativement élevée de vents forts, particulièrement dans les régions du nord et des zones intérieures du centre-ouest.


