À quelques mois de la Coupe du monde de la FIFA 2026, la Fédération iranienne de football a engagé des discussions avec la FIFA en vue d’une éventuelle relocalisation de ses matches prévus aux États-Unis vers le Mexique.

Cette demande intervient dans un contexte de préoccupations sécuritaires liées à la présence de la sélection iranienne sur le sol américain. Selon son président, Mehdi Taj, l’équipe nationale ne se rendra « certainement pas » aux États-Unis, où elle doit initialement disputer deux rencontres à Los Angeles et une à Seattle lors de la phase de groupes.

Un contexte géopolitique tendu

Les déclarations de Donald Trump, évoquant l’impossibilité de garantir la sécurité des joueurs iraniens, ont renforcé les inquiétudes. Dans ce climat de tensions, l’option mexicaine apparaît comme une alternative sérieusement envisagée.

De son côté, la FIFA a confirmé être en contact régulier avec les fédérations concernées, tout en rappelant son souhait de voir la compétition se dérouler conformément au calendrier établi en décembre 2025.

Le Mexique prêt à accueillir

La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, s’est montrée ouverte à cette éventualité, affirmant que le Mexique ne verrait « aucun inconvénient » à accueillir les matches de l’Iran, sous réserve de l’accord de la FIFA.

Une participation encore incertaine

Au-delà de la question logistique, c’est la participation même de l’Iran qui suscite des interrogations. Le ministère iranien des Sports a récemment estimé qu’un déplacement de la sélection pourrait être compromis en raison du contexte régional tendu.

Un éventuel retrait constituerait un fait inédit dans l’histoire moderne du tournoi. Pour l’heure, la Confédération asiatique de football (AFC) affirme n’avoir reçu aucune notification officielle en ce sens.