Le ministre de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, Ezzeddine Ben Cheikh a annoncé, lors d’une séance plénière tenue vendredi au palais de Bardo, une série de projets programmés dans le golfe de Gabès visant à protéger l’environnement marin et à développer les ressources halieutiques, dans le cadre d’une stratégie globale adoptée par le ministère depuis plusieurs années.
Ces projets portent sur la protection du port de pêche de Zarat contre l’ensablement, l’étude de faisabilité de la gestion des zones marines sensibles, ainsi que l’immersion de récifs artificiels.
L’objectif, a-t-il dit, étant de renforcer la couverture végétale du fond marin et de réintroduire des espèces aquatiques menacées. La stratégie comporte également l’élaboration d’un programme de l’aquaculture marine, en plus de plusieurs autres projets menés en coopération avec Le Fonds mondial pour la nature (WWF) . Ceux-ci concernent notamment les énergies renouvelables, la protection des espèces menacées, la restauration des habitats marins, le développement de pêcheries durables et l’amélioration des chaînes de valeur économiques du secteur de la pêche maritime.
A cet égard, Ben Cheikh a souligné que ces projets s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la durabilité de l’environnement marin et de la réalisation d’un équilibre entre le développement économique et la protection des ressources naturelles dans le golfe de Gabès.
Répondant à une question orale, le ministre a annoncé une stratégie globale pour préserver le golfe de Gabès et développer les ressources halieutiques, laquelle repose sur trois piliers . Il s’agit de la période de repos biologique, de la lutte contre la pêche anarchique et de l’immersion de récifs artificiels.
S’agissant de la période de repos biologique, il a précisé qu’elle concerne les navires pratiquant la pêche au chalut de fond, rappelant que cette mesure est appliquée depuis 2009 pour une durée de trois mois chaque année pendant la saison de reproduction des poissons.
L’objectif étant de permettre aux jeunes poissons de grandir et de renouveler les stocks halieutiques, tout en renforçant les effets positifs sur l’environnement marin.
Concernant la lutte contre la pêche anarchique, le ministre a insisté sur le renforcement du contrôle à travers des équipes conjointes entre différents ministères, avec la mise à disposition de moyens logistiques et humains, notamment l’acquisition de vedettes rapides et de deux patrouilleurs, ainsi que la formation de gardes de la pêche maritime et l’activation du système de surveillance par satellite afin de limiter la pêche au « kess » (ou kiss) et d’autres pratiques illégales.
Pour le troisième pilier, il concerne l’immersion de récifs artificiels le long des côtes menacées depuis 2007, une mesure qui a contribué à la restauration de la couverture végétale du fond marin et au retour d’espèces aquatiques menacées de disparition.


