Le projet de création d’une banque postale a été au cœur d’une séance d’audition tenue, jeudi, par la commission des services et du développement social au Conseil national des régions et des districts, avec les représentants du ministère des technologies de la communication et de la poste tunisienne, consacrée à l’examen des orientations et de la stratégie de la Poste Tunisienne pour la période 2026-2030.

Les représentants de la Poste Tunisienne ont estimé que ce projet est devenu une demande populaire, compte tenu du mécontentement de nombreux citoyens face au coût des services bancaires traditionnels.

En réponse aux questions des députés, les représentants de la Poste ont précisé que la création d’une banque postale ne signifie pas nécessairement l’octroi de crédits sans intérêts ou à des taux inférieurs à ceux appliqués par les banques. Ils ont insisté sur la nécessité de préserver les équilibres financiers de l’institution et de réaliser une marge bénéficiaire garantissant la pérennité de ses activités.

Les représentants de la Poste ont révélé que trois hypothèses principales sont actuellement à l’étude pour la mise en œuvre de ce projet : la première consiste à transformer l’institution de la Poste Tunisienne, avec l’ensemble de ses structures et de son personnel, en une banque postale, une option jugée difficile et écartée pour le moment. La deuxième porte sur la conversion d’une partie des activités de la Poste en une banque spécialisée dans les services financiers pour ne pas affecter les autres activités postales. Enfin, la troisième repose sur le rachat d’une institution bancaire existante permettant d’intégrer le secteur via une structure opérationnelle.

Les représentants du ministère ont affirmé que les deux dernières hypothèses demeurent envisageables sous réserve de réunir les conditions juridiques et financières nécessaires, précisant que la future banque serait soumise à la même réglementation que le reste du secteur, tout en se distinguant par son mode de gestion et sa tarification.