Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont connu une progression spectaculaire lors du premier trimestre de la campagne 2025/2026. Selon les données de l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI), les volumes expédiés entre novembre 2025 et janvier 2026 ont atteint 130,9 mille tonnes, soit une hausse de 55,7 % par rapport à la même période de la campagne précédente (84,1 mille tonnes).

Cette performance s’est traduite par une forte augmentation des recettes. La valeur des exportations s’élève à 1,621 milliard de dinars, enregistrant une progression de 34,8 % par rapport aux 1,202 milliard de dinars de la période novembre-janvier 2024/2025.

Malgré ces résultats records, la filière reste structurellement dominée par les expéditions en vrac, qui représentent 88,4 % du volume total. L’huile conditionnée, bien que ne comptant que pour 11,6 % des volumes, contribue à hauteur de 15,7 % à la valeur totale, avec une légère amélioration de sa part par rapport à la campagne passée (10,4 %).

L’huile d’olive de catégorie “extra vierge” constitue toujours le cœur de l’activité, représentant à elle seule 89,5 % des quantités exportées.

Sur le plan géographique, l’Union européenne confirme sa position de premier partenaire commercial, absorbant 55,4 % des volumes. L’Espagne arrive en tête des pays importateurs avec 30,9 % des parts, suivie par l’Italie (18,9 %) et les États-Unis (16,8 %).

Le marché a toutefois enregistré une légère érosion des prix en janvier 2026, avec un prix moyen à l’export de 11,94 dinars/kg, contre 12,33 dinars/kg un an plus tôt, soit une baisse de 3,2 %. Les écarts restent importants selon les catégories, oscillant entre 8,81 DT/kg pour l’huile lampante et 16,69 DT/kg pour l’huile conditionnée.

Le créneau de l’huile biologique poursuit quant à lui sa progression. Sur la période, ses exportations ont atteint 12 600 tonnes, pour une valeur de 170,8 MD, avec un prix moyen de 13,60 DT/kg. L’Italie s’impose comme le principal débouché de ce segment (42 % des volumes), devant l’Espagne (22 %) et la France (16 %). À noter que la part du conditionné dans le bio reste modeste (7,9 % du volume), le vrac y étant également prédominant.