Réalisée auprès de 4 enseignants et 44 étudiants de l’Institut supérieur des études technologiques de Ksar Helal, une étude sur la sécurité professionnelle dans les ateliers de textile a révélé que la population ciblée a un niveau de connaissance initiale des concepts de santé et de sécurité au travail.

Menée par l’Institut de santé et de sécurité au travail (ISST) et publiée dans sa revue de janvier 2026, l’étude souligne que la majorité des répondants déclarent avoir acquis ces connaissances à travers plusieurs canaux, notamment la formation universitaire, les stages pratiques, les projets de fin d’études, les périodes de formation au sein des entreprises, ainsi que la participation à des journées de sensibilisation.

“Ces résultats traduisent une diversité des sources d’apprentissage et met en évidence le rôle central des établissements d’enseignement dans la transmission des notions de santé et de sécurité au travail”, ajoute la même source.

Il existe, toutefois, un niveau de compréhension partiel de la notion d’accident du travail ce qui nécessite davantage de clarification, note l’étude.

Il en ressort également qu’une proportion importante des participants n’a pas été en mesure d’identifier avec précision le rôle de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), en tant qu’organisme chargé de la couverture sociale des travailleurs contre les accidents du travail et les maladies professionnelles.

Un manque de connaissance des structures de contrôle veillant à l’application de la législation relative à la santé et à la sécurité au sein des entreprises est aussi constaté.

L’étude estime que si la formation académique et les stages pratiques constituent des sources essentielles d’acquisition des connaissances en matière de santé et de sécurité au travail, ces acquis ne se traduisent pas toujours par une compréhension globale des aspects juridiques. Elle recommande, à ce titre, de renforcer la dimension législative et réglementaire dans les programmes d’enseignement et de formation.