La Tunisie a appelé lundi à Genève à un renforcement de la légalité internationale et de l’action multilatérale face aux crises mondiales actuelles, estimant qu’elles soulignent l’urgence de préserver la souveraineté des États et de prévenir les politiques de domination susceptibles de compromettre la paix et la sécurité internationales.
S’exprimant par visioconférence lors de la Conférence du Désarmement, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a affirmé que le désarmement constitue « une nécessité existentielle » et une voie incontournable pour instaurer une paix fondée sur la justice et l’égalité souveraine.
Cité dans un communiqué il a souligné que le désarmement ne relève pas seulement d’un engagement technique, mais d’un choix politique visant à faire prévaloir la logique du droit sur celle de la force et à rejeter toute imposition unilatérale.
Le chef de la diplomatie tunisienne a réitéré la volonté de contribuer aux efforts internationaux en matière de désarmement, rappelant que la Tunisie a accueilli en 2025 une réunion régionale des autorités nationales pour l’interdiction des armes chimiques ainsi qu’un forum africain de haut niveau sur les femmes et la sécurité.
Nafti a mis en garde contre la persistance et le développement d’armes de destruction massive au Moyen-Orient, les qualifiant de facteur majeur de tension.
Il a réaffirmé le soutien de la Tunisie à la position du Groupe arabe et du Mouvement des non-alignés en faveur d’une zone exempte d’armes nucléaires dans la région.
Il a par ailleurs exprimé la « profonde indignation » de la Tunisie face à la détérioration de la situation humanitaire dans les territoires palestiniens occupés, appelant à un cessez-le-feu immédiat, à l’acheminement sans entraves de l’aide humanitaire, à la levée du blocus et au lancement de la reconstruction.
La diplomatie tunisienne continuera, a-t-il assuré, de porter « la voix de la sagesse et de la modération » et de défendre les principes du multilatéralisme.


