Graphique illustrant la fin de l'ère du chèque en Tunisie au profit de la modernisation des paiements interbancaires : virement et lettre de change en forte croissance en 2025L’année 2025 marque un tournant historique pour la Télécompensation en Tunisie. Sous l’effet conjugué de la digitalisation et de la nouvelle réglementation sur les chèques entrée en application début 2025, les flux interbancaires se recomposent rapidement, redessinant la hiérarchie des instruments de paiement scripturaux.

Premier enseignement majeur : la chute brutale du chèque. Les montants compensés s’effondrent à 53,5 milliards de dinars, en recul de 58,8 % sur un an. Ce décrochage, loin d’être conjoncturel, est directement lié au durcissement des règles encadrant l’émission et l’usage des chèques, visant à réduire les incidents de paiement et les risques systémiques.

Mais ce recul ne se traduit pas par une contraction globale des échanges. Il s’accompagne au contraire d’un report massif vers des instruments jugés plus sûrs et plus traçables.

CHIFFRES CLÉS

  • Virements : 79,6 milliards de DT (+42,3 %).
  • Lettres de change : 54,2 milliards de DT (+59,7 %).
  • Chèques : 53,5 milliards de DT (-58,8 %).
  • Prélèvements : 30,7 milliards de DT (+22 %).

Les virements s’imposent ainsi comme le premier pilier de la télécompensation, avec 79,6 milliards de dinars, en hausse spectaculaire de 42,3 %. Ils confirment leur rôle central dans les transactions entre entreprises, institutions et particuliers, portés par la rapidité d’exécution et la montée en puissance des canaux électroniques.

Plus révélateur encore, les lettres de change connaissent une progression fulgurante, atteignant 54,2 milliards de dinars, en hausse de 59,7 % sur un an.
En valeur, elles s’imposent désormais comme le deuxième instrument de la télécompensation, derrière les virements (79,6 milliards de dinars), et au niveau des chèques, dont les montants compensés s’établissent à 53,5 milliards de dinars après une forte contraction.

Cette dynamique souligne un point clé : dans un contexte de resserrement réglementaire, les acteurs économiques recherchent des instruments combinant sécurité juridique, formalisme et capacité de financement du cycle d’exploitation, un rôle que la lettre de change continue de jouer, notamment dans les relations interentreprises.

Les prélèvements, de leur côté, poursuivent une croissance plus modérée mais régulière, avec 30,7 milliards de dinars, en hausse de 22 %, confirmant leur utilité pour les paiements récurrents.

👉 Lecture structurelle : la télécompensation tunisienne ne se contente pas d’abandonner le chèque. Elle opère une recomposition profonde, au profit des virements et des lettres de change, qui émergent comme les deux grands gagnants de la nouvelle donne réglementaire.

👉 Message économique : loin d’un simple ajustement technique, cette évolution traduit une modernisation accélérée des échanges interbancaires, renforçant la sécurité, la traçabilité et l’efficacité du système de paiement national.

De l’avenir du chèque

  • Quelle est la tendance majeure de la télécompensation en Tunisie en 2025 ? La tendance principale est l’effondrement de l’usage du chèque au profit d’un report massif vers les virements bancaires et les lettres de change.

  • Pourquoi l’usage du chèque baisse-t-il en Tunisie ? Cette baisse résulte du durcissement des règles d’émission début 2025, visant à limiter les risques d’impayés et à favoriser des instruments plus sûrs.

  • Quel instrument de paiement domine le marché tunisien en 2025 ? Le virement s’impose comme l’instrument dominant avec une hausse de 42,3 %, totalisant 79,6 milliards de dinars de flux compensés.

EN BREF

La Télécompensation en Tunisie en 2025 subit une mutation structurelle majeure. Suite au durcissement réglementaire sur les chèques, les flux financiers migrent vers les virements et les lettres de change, garantissant une sécurité accrue et une traçabilité renforcée des échanges interbancaires nationaux.