
Toyota Motor a officiellement maintenu son titre de premier constructeur mondial pour la sixième année consécutive. Les chiffres publiés ce 29 janvier 2026 révèlent une stratégie de “résilience multi-technologique” payante.
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Le record : 11,3 millions de véhicules vendus en 2025 (+4,6 %), creusant l’écart avec Volkswagen qui plafonne à environ 9 millions d’unités.
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Le moteur de croissance : L’hybride non rechargeable (HEV) représente désormais 42 % du mix mondial du groupe. Aux États-Unis, la demande pour des modèles comme le RAV4 et la Prius a porté les ventes de Toyota North America à plus de 2,5 millions d’unités.
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Le point faible assumé : Le 100 % électrique (BEV) reste marginal à 1,9 %, confirmant que Toyota parie sur une transition progressive plutôt que sur le “tout-électrique” immédiat.
Europe : Le basculement historique de décembre 2025
Le marché européen a franchi un seuil psychologique majeur. Selon les données de l’ACEA, le mois de décembre 2025 a marqué une première historique :
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Électrique vs Essence : Les immatriculations de voitures électriques (BEV) ont atteint 22,6 % de parts de marché, dépassant de justesse les modèles essence (22,5 %).
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L’offensive chinoise : Ce basculement est accéléré par des acteurs comme BYD, dont les ventes ont bondi de 230 % sur un an, tandis que des acteurs historiques comme Tesla ou Stellantis affichent des replis notables sur le segment électrique européen.
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Nuance de taille : Sur l’ensemble de l’année 2025, l’essence reste leader, mais sa chute est brutale (passant de 33,3 % en 2024 à 26,6 % en 2025).
Commerce International : L’effet de souffle des taxes douanières
L’environnement reste lourdement impacté par le protectionnisme américain, avec des conséquences directes sur les marges des constructeurs en ce début d’année 2026.
| Facteur | Impact observé (Janvier 2026) |
| Droits de douane | La taxe de 25 % sur les véhicules et composants importés (en vigueur depuis 2025) pèse sur les constructeurs européens et sud-coréens. |
| Coûts industriels | Des constructeurs comme Ford et GM rapportent des coûts liés aux tarifs se chiffrant en milliards de dollars, freinant leurs investissements R&D. |
| Relocalisation | On observe une accélération forcée de la production locale aux USA pour contourner ces taxes, notamment pour les chaînes de traction électriques. |
Note d’analyse : Le succès de Toyota malgré ce contexte s’explique par sa forte base productive installée aux États-Unis, le rendant moins vulnérable aux taxes d’importation que ses concurrents purement exportateurs.


