
Au cours de cet entretien, le Chef de l’Etat a mis l’accent sur le rôle de l’Institut national du patrimoine (INP) et de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) dans la préservation et la protection du patrimoine archéologique, historique et civilisationnel du pays, et ce suite à la visite qu’il a effectuée dans la banlieue de Sidi Bou Said, où il a constaté l’ampleur des dégâts causés par les récentes pluies abondantes, ayant entraîné de nombreux glissements de terrain.
Le Président de la République a indiqué que de nombreuses constructions ont été effectuées sans tenir compte de la nature du site et en contradiction avec son aspect patrimonial spécifique ont perturbé l’équilibre naturel de la région. Il a recommandé la prise des mesures nécessaires pour protéger le ville de Sidi Bou Said, qui accueille chaque année des dizaines de milliers de visiteurs, préserver sa spécificité architecturale et culturelle, et accélérer son inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le Chef de l’Etat a également donné ses instructions afin de trouver des solutions urgentes, dans le cadre de la loi, au profit des personnes touchées par ces glissements de terrain, dans l’attente de l’élaboration d’un nouveau plan d’aménagement urbain en adéquation avec le style architectural authentique de la région.
Le Président de la République a, par ailleurs, souligné la nécessité pour le ministère et les différentes institutions qui en relèvent, en coordination avec l’ensemble des parties concernées, de renforcer la protection du patrimoine national et d’œuvrer à la récupération des biens qui ont été pillés, d’autant plus que des réseaux de trafic continuent de tenter de s’en emparer, surtout après les récentes intempéries qui ont mis au jour de nombreux vestiges archéologiques jusque-là inconnus dans plusieurs régions du pays.
Une situation qui n’aurait pas eu lieu si des autorisations de construction n’avaient pas été accordées par le passé, et continuent de l’être aujourd’hui, dans des zones où toute construction est pourtant interdite en raison de leur classement comme sites archéologiques, favorisant ainsi l’appropriation illicite des vestiges qui s’y trouvent.


