Le directeur général de l’Institut national du patrimoine (INP), Tarek Bakkouche, a effectué lundi une visite de terrain dans le gouvernorat de Nabeul, notamment sur le site de Néapolis et dans la zone de Sidi El Mahressi, afin d’évaluer les dégâts causés au patrimoine archéologique par les récentes conditions climatiques exceptionnelles, a-t-il indiqué à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

Accompagné de la gouverneure de Nabeul, Hana Chouchani, et d’équipes scientifiques et techniques, le responsable a précisé que cette mission s’inscrit dans le cadre des opérations d’évaluation, de documentation et de fouilles de sauvetage engagées sur plusieurs sites côtiers touchés par l’érosion marine. Des équipes ont également été déployées à Demna et Oued El Ksab, près de Kerkouane, ainsi que sur l’ensemble du littoral du Cap Bon.

Selon Tarek Baccouche, l’érosion et les perturbations géologiques ont entraîné la mise au jour de vestiges archéologiques connus antérieurement, notamment à Néapolis, Hammamet et Nabeul, nécessitant une réévaluation scientifique précise. Il a souligné que l’intervention de l’INP repose sur la mobilisation de chercheurs et de conservateurs chargés d’identifier et de documenter les sites afin de déterminer les modalités d’intervention appropriées.

Le directeur général a indiqué que l’Institut prépare un plan d’intervention pour la protection des sites à forte valeur archéologique, rappelant que la sauvegarde du patrimoine côtier relève d’une responsabilité partagée avec plusieurs institutions, dont l’Agence de protection et d’aménagement du littoral.

Il a également relevé le coût élevé des opérations de protection, en raison de la complexité des interventions techniques, évoquant notamment un projet intégré en cours à Hammamet et des études menées avec des partenaires spécialisés. L’objectif, a-t-il conclu, est d’assurer la préservation durable des sites archéologiques menacés au profit des générations futures.