Une convention de partenariat, visant à renforcer l’implication des entreprises dans la promotion et la défense des droits de l’enfant, a été signée, ce mardi, entre l’Association tunisienne de défense des droits de l’enfant (ATDDE) et la Confédération des entreprises citoyennes tunisiennes (CONECT).

Dans une déclaration à l’agence TAP, en marge d’une cérémonie organisée à cette occasion au siège de l’organisation, le président de la CONECT, Aslan Ben Rejeb, a indiqué que cet accord vient couronner des discussions antérieures avec l’Association dans le cadre de l’engagement des entreprises en matière de responsabilité sociétale en faveur des droits de l’enfant.

Il a précisé que la CONECT, qui regroupe plus de 8 mille entreprises, jouera un rôle central dans la sensibilisation du tissu économique à la protection des droits de l’enfant et dans la mobilisation des efforts nationaux selon une approche globale et multisectorielle, en partenariat avec l’Association.

De son côté, le président de l’ATDDE, Moez Cherif, a indiqué à l’agence TAP que cette convention s’inscrit dans l’application de la loi relative aux contrats de partenariat entre les secteurs public et privé, laquelle prévoit l’obligation pour les entreprises d’adopter des mesures à caractère social. Il a réaffirmé l’engagement de l’Association à mobiliser les entreprises privées autour de l’action sociale.

Cherif a rappelé que la Tunisie a misé, dès l’indépendance, sur la santé et l’éducation comme piliers de ses politiques de développement, estimant qu’un recul a été observé ces dernières années dans la qualité des services éducatifs et sanitaires.

Il a également relevé que le décrochage scolaire, qui concerne chaque année des milliers d’élèves, constitue un défi majeur entravant le développement.

Il a, en outre, estimé que le renforcement de la contribution des entreprises privées, en tant que premier employeur du pays, dans la formation des travailleurs et des cadres ainsi que dans l’amélioration du système de protection des droits de l’enfant, contribuerait à garantir l’accès des enfants à leurs droits à l’éducation et à la santé, outre la capacité de ces entreprises à investir dans le domaine social.

Cherif a précisé que la convention sera mise en œuvre à travers des programmes et des projets de sensibilisation et de transfert d’expertise dans les domaines de la protection de l’enfance et de sa prise en charge.