Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, lundi, 26 janvier courant, au palais de Carthage, le ministre égyptien des affaires étrangères, de la migration et des Égyptiens à l’étranger, Badr Abdel Aty en visite à Tunis dans le cadre de sa participation aux travaux de la réunion ministérielle du mécanisme tripartite des pays voisins de la Libye, organisé aujourd’hui en Tunisie.

Le président de la République a saisi l’occasion pour mettre l’accent sur la solidité des relations tuniso-égyptiennes, soulignant que les défis communs auxquels les deux pays sont confrontés en raison des mutations rapides que connaissent la région et le monde commandent impérativement d’œuvrer de concert afin de gagner du temps et d’aller de l’avant afin de relever les défis que se posent.
Tout en soulignant que les deux pays disposent des potentialités nécessaires pour faire face aux dangers et menaces récurrents visant la région et la sécurité du monde arabe, le président Saïed a mis l’accent sur la nécessité de resserrer les rangs et d’unifier les efforts communs afin de que le monde arabe soit un acteur influent et agissant sur le cours des évènements.
Le chef de l’Etat a par ailleurs saisi l’occasion pour rappeler la ferme position de principe de la Tunisie en faveur du droit légitime du peuple palestinien à établir son Etat indépendant et souverain sur l‘ensemble des territoires palestiniens avec pour capitale la ville sainte d’Al-Qods.
Evoquant le dossier libyen, le président de la République a réaffirmé que le dossier libyen n’est pas une question « internationale » et qu’il s’agit plutôt d’une affaire éminemment nationale.
La solution du dossier libyen ne peut être que Libyo-libyenne, a fait savoir le président Saïed, estimant que le traitement de ce dossier depuis 2011 n’a pas répondu aux aspirations du peuple libyen en matière de sécurité, d’unité et de stabilité bien que celui-ci dispose de capacités nécessaires pour parvenir à des solutions appropriées.
Dans ce contexte, le président de la République a réaffirmé la volonté de la Tunisie d’accueillir une conférence regroupant les différentes parties libyennes au cours de laquelle celles-ci pourront décider librement des solutions qui leur conviennent ainsi que l’avenir qu’ils souhaitent pour leur pays.


