
Pensée comme une projection sans écran, la soirée fait défiler les images par la seule force de la musique, portée par des arrangements soignés et des sonorités variées. Pour donner encore plus d’ampleur à cette traversée cinématographique, l’OST a renforcé sa palette orchestrale, notamment par un travail élargi des bois et des cuivres, offrant une richesse de timbres au service de chaque univers musical.
Le voyage s’ouvre avec “Cinéma Paradiso” d’Ennio Morricone, dans une orchestration signée Shady Garfi, où la musique, profondément nostalgique, évoque l’enfance, la mémoire et l’émotion retrouvée, le thème principal se déployant comme un fil mélodique qui ravive les souvenirs du film. Vient ensuite “Moon River”, extrait de « Breakfast at Tiffany’s », chef-d’œuvre de Henry Mancini, dont la valse lumineuse et mélancolique, dans sa version instrumentale, révèle toute la grâce d’une mélodie simple et chantante.
La musique du “Parrain” de Nino Rota, également orchestrée par Shady Garfi, poursuit ce moment avec une marche élégiaque où se mêlent nostalgie, honneur et destin, suggérant avec subtilité l’intensité dramatique du film. Avec “King Kong” de James Newton Howard, l’orchestre déploie une écriture puissante et lyrique qui traduit à la fois la splendeur et la menace du géant mythique.
Le programme se poursuit avec “Le Roi Lion”, où le souffle orchestral et choral d’Hans Zimmer rencontre les mélodies emblématiques d’Elton John, célébrant la vie, la perte et le renouveau dans une fresque musicale ample et vibrante.
La musique de “Spider-Man”, composée par Danny Elfman, installe ensuite une atmosphère de mouvement et de suspense, mêlant agilité rythmique et lyrisme héroique. “Danse avec les loups” de John Barry invite à un moment plus contemplatif : de longues lignes de cordes et de bois y évoquent l’immensité des paysages et la solitude intérieure.
Avec “Titanic” de James Horner, le concert atteint une intensité émotionnelle particulière, alliant lyrisme romantique et mélancolie océanique à travers des thèmes poignants, des motifs vocaux et de subtiles touches folkloriques qui traduisent à la fois l’émerveillement du voyage et le drame qui s’ensuit.
“Le Morricone Medley”, orchestré par Shady Garfi, rassemble ensuite plusieurs pages emblématiques du compositeur italien, révélant l’extraordinaire diversité de son écriture, du western épique aux mélodies les plus intimistes, en passant par des trouvailles sonores audacieuses. Enfin, le programme se termine avec “Pirates of the Caribbean” de Klaus Badelt, un thème d’aventure énergique qui clôt ce voyage entre cinéma et musique.


