WMC LEMAG 246Le nouveau Code du travail tunisien, entré en vigueur sans phase transitoire, suscite encore un débat intense entre impératif social et réalisme économique. Conçu pour corriger les abus et renforcer la protection des salariés, le texte a profondément bouleversé l’organisation des entreprises, en particulier les PME.

Dans un entretien accordé à WMC, l’économiste Khalil Labidi souligne que « le problème n’est pas la réforme en soi, mais la manière dont elle a été appliquée », pointant une rétroactivité brutale et une absence de concertation. Selon lui, l’instabilité juridique constitue aujourd’hui le principal frein à l’investissement, local comme étranger.

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L’éditorial du magazine replace cette réforme dans un contexte plus large de désynchronisation des politiques publiques : remboursement anticipé de la dette, déficit budgétaire élevé, soutien aux sociétés communautaires et pressions accrues sur le tissu entrepreneurial.

Résultat : une économie à la fois résiliente et fragilisée, où la confiance devient la variable la plus critique.

À cela s’ajoute une concurrence jugée inéquitable entre PME classiques et sociétés communautaires, largement favorisées fiscalement. L’ensemble pose une question centrale: comment concilier justice sociale, attractivité économique et stabilité réglementaire ?

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