Le Coronavirus a atteint et contaminé le tourisme qui est mis en quarantaine.

L’ITB annulé : une décision lourde de conséquences

Les autorités allemandes ont fini par décider, dans la soirée de vendredi 28 février 2020, d’annuler la 54ème édition de l’ITB Berlin, le plus grand salon touristique au monde qui devait se dérouler du 4 au 8 mars 2020… A cause des risques et dangers de contamination que présente le virus mortel COVID-19, connu sous le nom de Coronavirus.

Un crash touristique

Cette décision, une première dans l’histoire du salon, créé en 1966, est lourde de conséquences financières immédiates pour les exposants qui ont loué, payé leurs stands et commencé à les aménager. Vont-ils être remboursés ? Ou est-ce un cas de force majeure ?

Il en est de même pour les exposants et visiteurs qui ont acheté leurs billets d’avion et réservé leurs chambres d’hôtels.

Pour la ville de Berlin, dont l’ITB est la plus grande manifestation annuelle, les pertes économiques devraient être énormes.

Un coup dur pour la saison touristique

L’annulation de l’ITB Berlin est un coup très dur pour le tourisme mondial en général, et tunisien en particulier.

En effet, l’ITB a toujours constitué le baromètre du tourisme ? C’est lui qui donnait le «La» et le coup d’envoi de la saison touristique, qui en dessinait les tendances et les paramètres.

La saison est-elle compromise?

A travers l’annulation de l’ITB Berlin, les professionnels tunisiens commencent à prendre conscience et à évaluer toute l’ampleur des effets dévastateurs de ce Coronavirus.

A travers le monde, les gens hésitent de plus en plus à voyager, surtout d’un pays à l’autre ?

Les réservations chez les tours opérateurs ont sérieusement chuté. Les compagnies aériennes ont réduit, voire annulé des centaines de vols, par peur de contamination ou faute de passagers.

Cette catastrophe arrive à la veille du démarrage de la saison touristique en Tunisie. Il n’est plus question de réservations «early booking» ; et les hôteliers ne s’attendent plus à recevoir des avances des tours opérateurs, et sur lesquels ils comptaient pour terminer les préparatifs de la saison, faute de prêts bancaires.

Quelles solutions pour gérer cette crise?

Cette crise majeure peut être gérée, en premier lieu par la communication institutionnelle, et surtout à travers les réseaux sociaux et le marketing digital, sur l’état de santé en Tunisie.

Les opérateurs tunisiens : hôteliers et agents de voyages vont certainement garder un contact très étroit et permanent avec les tours opérateurs et les réseaux de vente.

Sur quels marchés compter ?

Face à cette situation dramatique, les professionnels tunisiens craignent de se retrouver dans un scénario semblable à celui de 2015 (l’année des trois attentats terroristes).

D’ores et déjà, ils tablent sur les marchés : local tunisien, algérien et russe.

Toutefois, ce qui est à craindre, c’est un retour à la pratique des bradages de prix qui sera suicidaire. Mais auront-ils le choix ?

L’espoir

Ce qu’il faut maintenant espérer, c’est qu’un remède et un vaccin soient trouvés, le plus rapidement possible, à ce virus, que cette épidémie se tasse et s’arrête dans les plus brefs délais; d’ici la fin du mois d’avril.

En effet, la saison touristique en Tunisie commence au début du mois de mai, avec le démarrage des chaînes charters des tours opérateurs européens et russes. Et le vrai démarrage, après le mois de Ramadan, c’est-à-dire début juin.

Espérons que d’ici là tout rentrera dans l’ordre et que le monde retrouvera une vie normale.

Afif KCHOUK